Vélo de fonction

Leasing vélo ou achat : que choisir pour une entreprise ?

Mettre en place un vélo de fonction pose rapidement une question centrale : faut-il acheter les vélos ou passer par une solution de leasing ? Les deux options présentent des avantages, mais elles répondent à des logiques différentes. Le choix dépendra du budget, du nombre de salariés concernés et du niveau de gestion que l’entreprise souhaite assumer.

L’achat : autonomie et investissement initial

Acheter une flotte de vélos permet à l’entreprise de rester pleinement propriétaire du matériel. Elle choisit les modèles, les équipements et peut amortir les vélos sur plusieurs années. L’investissement est plus important au départ, mais il peut être intéressant sur le long terme si les vélos sont conservés plusieurs années. D’autant qu’il vaut mieux éviter de choisir des vélos peu chers, souvent moins durables que des modèles plus haut de gamme. Si les vélos proposés par l’entreprise ne sont pas assez séduisants pour les collaborateurs, ces derniers risquent de bouder le dispositif.

Bon à savoir : l’achat ouvre droit à la déduction fiscale de 25 % du prix des vélos mis à disposition des salariés.

En revanche, l’entreprise doit organiser l’entretien, l’assurance et la gestion des éventuels sinistres. Cela suppose un peu de temps et parfois un référent interne.

Le leasing : simplicité et maîtrise des coûts

Le leasing, ou location longue durée, séduit de plus en plus d’entreprises. Il permet de lisser les coûts sur plusieurs mois ou années et inclut souvent des services complémentaires : maintenance, assurance, assistance.

L’avantage principal est la simplicité. L’entreprise délègue la gestion technique au prestataire et bénéficie d’un cadre contractuel clair. Pour le salarié, cela permet d’avoir un interlocuteur qualifié et des solutions vraiment adaptées.

Exemple concret : une PME qui souhaite tester le vélo de fonction peut démarrer avec un contrat de 24 ou 36 mois pour quelques salariés volontaires, sans immobiliser un budget important dès la première année.

Le leasing offre aussi une certaine flexibilité : renouvellement des modèles, adaptation du nombre de vélos, évolution du contrat. Les entreprises spécialisées dans le leasing (comme Zenride, Azfalte, Tandem, Bee.Cycle ou encore Lease a bike) proposent des modèles de vélos adaptés à de nombreux profils : vélos musculaires, vélos électriques, vélos cargos, vélos pliants… Une offre large qu’il est plus difficile de proposer à ses salariés lorsqu’on achète ses vélos.

Comparer les coûts sur la durée

Sur le plan financier, le leasing est généralement plus confortable à court terme, tandis que l’achat peut s’avérer plus rentable sur une période longue.

Tout dépend :

  • du nombre de vélos
  • de la durée envisagée
  • du coût de maintenance
  • de la capacité interne à gérer le dispositif

Une petite structure avec peu de ressources administratives privilégiera souvent le leasing. Une entreprise déjà engagée dans une politique mobilité plus structurée pourra préférer l’achat. Pour autant, les entreprises plus importantes pourront aussi trouver des avantages à passer par un prestataire de leasing.

Une question de stratégie, pas seulement de budget

Au-delà des chiffres, le choix entre leasing et achat relève aussi d’une stratégie. Souhaite-t-on tester le dispositif ? Lancer un projet pilote ? Ou inscrire durablement le vélo de fonction dans la culture d’entreprise ?

Le leasing est souvent une porte d’entrée. L’achat peut devenir pertinent lorsque le dispositif est stabilisé et adopté par un nombre significatif de salariés.

  • Publié le 14 février 2026

Journaliste à vélo, expatrié dans le Luberon. Persuadé d'être un sniper de l'humour, qui ne rate jamais sa cible.

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