Test – Captain Blink : des brassards connectés haute visibilité pour cyclistes aussi simples qu’efficaces
Avec ses brassards lumineux connectés, Captain Blink ambitionne de révolutionner la visibilité des cyclistes. Simples et efficaces, ils renforcent clairement la sécurité nocturne, malgré une autonomie un poil limitée et un positionnement tarifaire élevé.
Pour
- Améliore réellement la visibilité.
- Concept original et utile pour la sécurité.
- Fabrication française, robuste, durable et réparable.
- Utilisation intuitive (sans application obligatoire).
- Confortable, légers et bon maintien.
Contre
- Commande de clignotants pas évidente à positionner sur son guidon.
- Autonomie limitée et recharge fréquente.
- Modes alternatifs (clignotants) non conformes à la législation.
- Prix assez élevé.
Les brassards Captain Blink s’imposent comme une solution de visibilité innovante et convaincante, pensée pour un usage quotidien réel. Leur efficacité lumineuse (sans éblouir), leur simplicité et leur conception robuste en font un vrai plus pour la sécurité des cyclistes urbains. Reste une autonomie améliorable et un tarif élevé, partiellement compensés par une fabrication française et un concept déjà abouti, avec une simplicité d’usage telle qu’elle ne découragera pas ceux qui souhaitent essayer. La commande de clignotants gagnerait à être plus facilement intégrable à son poste de pilotage.
Présentation
Captain Blink est une jeune entreprise nantaise fondée sur l’idée de concevoir et fabriquer des brassards lumineux connectés pour cyclistes. Ramzi Ammar, cycliste au quotidien, ne se sentait pas suffisamment visible de nuit lorsqu’il se déplaçait à vélo et il a donc tout simplement imaginé une solution à même de renforcer sa sécurité. C’est comme ça qu’est né Captain Blink.

Cela fait un petit moment que nous suivons le développement de cette solution dont la version commerciale arrive à maturité. Nous avons donc sauté sur l’occasion de tester en conditions réelles dans nos déplacements quotidiens ces brassards qui ont été lauréat du Prix de l’innovation de la Sécurité Routière en 2025.
L’objectif de ce dispositif que vient enfiler le cycliste à chaque bras est de maximiser sa visibilité lorsqu’il circule. Les brassards offrent pour ce faire trois fonctions principales : un éclairage visible à 360° ; des clignotants pour indiquer ses changements de direction et un « feu stop » automatique avec une intensité lumineuse rouge augmentée lors des freinages.

Cette fonction feu stop n’était pas encore implémentée lors de notre essai et devrait débarquer dans le courant du premier trimestre 2026. Nous mettrons à jour ce test une fois que nous aurons pu l’essayer. Idem, l’application mobile Captain Blink n’était pas encore disponible lors de notre test. Elle est ceci dit parfaitement optionnelle, uniquement là pour offrir la personnalisation des modes d’éclairage, des notifications lorsque le niveau de batterie devient faible et réaliser de futures mises à jour du produit.

Le kit de brassards lumineux connectés de Captain Blink, conçu mais aussi fabriqué en France, est proposé au tarif de 149 € (dégressif pour l’achat de plusieurs paires). Le pack comprend les deux brassards lumineux, une commande de guidon avec support pour gérer les clignotants, un câble de charge USB-A vers 2 x USB-C et une petite housse de transport. Trois tailles sont proposées en fonction de son tour de bras.
Fabrication et fonctionnement
En découvrant les brassards Captain Blink, on constate rapidement que le produit ne manque pas de qualités. La conception des brassards en eux-mêmes est vraiment maligne avec une protubérance noire qui condense toute l’électronique, des diffuseurs de lumière résistants en plastique translucide formant un demi-cercle et un strap amovible à velcro qui va permettre d’ajuster le port à la circonférence du bras de l’utilisateur tout en offrant de la flexibilité à l’ensemble.

A l’intérieur du bloc noir se cache donc la batterie alimentant le dispositif, la carte électronique, le port de charge USB-C et les petites leds. Bon point, si l’ensemble est étanche et résiste parfaitement à la pluie, on décèle la présence de petites vis permettant d’accéder aux entrailles des brassards qui peuvent ainsi être réparés facilement en cas de problème.
La matière plastique utilisée comme réflecteur sur les brassard est très agréable au toucher et elle respire la solidité. On est clairement face à un produit pensé pour durer et pour affronter le quotidien parfois mouvementé des cyclistes.

Pour reconnaître chaque brassard, le strap de chacun d’entre eux fait apparaître une languette en nylon de couleur différente : orange pour le brassard droit, bleu pour le brassard gauche. Cela simplifie grandement l’usage et évite de galérer pour savoir quel brassard doit être enfilé sur quel bras.
Une fois en place et serrés sur ses bras, les brassards s’allument à l’aide d’une simple pression d’une seconde sur leur bouton. Ce bouton unique est facilement accessible puisqu’il trône au sommet du petit compartiment électronique noir. Il est large. Offre une réponse tactile satisfaisante. Bref, c’est un bouton, mais il est pratique contrairement aux petits boutons introuvables de certains objets technologiques.

Ce bouton permet également de changer le mode de diffusion lumineux des brassards pour passer du mode fixe à l’un des deux modes alternatifs (clignotants). Notons d’ailleurs que selon la législation actuelle, ces modes de fonctionnement sont illégaux au yeux de la loi (on parle bien des modes lumineux clignotants, pas des clignotants orange indiquant les changements de direction qui sont, eux, parfaitement légaux).

On l’a dit, ces brassards sont livrés avec une petite télécommande de cintre et son support, que l’on va venir installer à l’aide de solides joints toriques élastiques. Deux diamètres sont proposés pour convenir à un maximum de guidons différents. Le support en question dispose d’un petit ergot sur lequel il faudra appuyer pour retirer la commande si on le souhaite. Un retrait toujours préférable lorsque l’on gare son vélo en extérieur, pour éviter de se la faire voler.

Cette commande, très légère, va elle aussi à l’essentiel. Elle présente deux boutons avec un petit rétroéclairage et a deux fonctions : gérer le déclenchement des clignotants et faire le pont entre les deux brassards. Ce qui fait que si l’on doit allumer un à un chaque brassard au démarrage, en éteindre un seul lorsque l’on est arrivé à bon port suffit à éteindre les deux. Enfin, elle se charge également à l’aide d’un connecteur USB-C.

Comme expliqué en introduction, l’application Captain Blink n’est pas obligatoire pour utiliser les brassards. Nous avons réalisé cet essai avant que cette dernière soit disponible et avons été en mesure d’utiliser sans contrainte le produit. C’est un vrai plus selon nous pour un tel dispositif de visibilité. On n’a clairement pas envie de devoir dégainer son smartphone chaque fois que l’on enfile les brassards avant de monter en selle.
A nos yeux, le fait que le fonctionnement du produit reste aussi simple est une excellente chose.
En pratique
La première chose que l’on est invité à faire lorsque l’on découvre les brassards Captain Blink est l’appairage de ces derniers avec la télécommande. Rien de sorcier, un appui long sur la commande à droite, idem sur le brassard droit, on réitère avec le côté gauche, et c’est terminé. 10 secondes chrono.

Le temps de mise en œuvre des brassards avant de monter à vélo est également très court. Nous avons réalisé cet essai en hiver, avec de gros manteaux, ce qui ne facilite pas forcément l’enfilage, mais avec la large bande élastique et son velcro rendent les choses très aisées. On enfile. On ressert. On clique sur les boutons pour l’allumage et on est parti.
Cette approche extrêmement simple est la clé de l’efficacité de ce produit. Même s’il est un moyen de renforcer sa sécurité, un accessoire trop fastidieux à utiliser au quotidien sera vite oublié, c’est une certitude.

Rouler à vélo avec ces brassards n’est pas contraignant. On ressent simplement une petite pression supplémentaire au niveau du bras, que l’on oubliera assez aisément (un peu comme lorsque l’on court avec un brassard smartphone). Surtout que ces brassards sont finalement assez légers. Nous les avons pesé à 118 grammes / brassard. Ils ne bougent pas et sont bien maintenus en place.
La commande de guidon est également très simple à enfiler dans son support et la petite pochette de transport de l’ensemble permet de s’assurer d’avoir toujours dans son sac ses deux brassards et la télécommande pour profiter des clignotants.

Il faut toutefois savoir qu’à nos yeux, la télécommande n’est pas le point le plus pratique et le plus réussi. Elle est assez épaisse et, surtout, on va avoir du mal à la placer de manière ergonomique sur le guidon de son vélo. C’est souvent le cas avec ces télécommandes de clignotants à fixer à l’aide de simples élastiques.

Entre les commandes de dérailleurs, les leviers de freins, la sonnette, éventuellement l’écran de son vélo s’il est électrique, difficile de positionner cette commande de clignotants pour qu’elle soit à portée de pouce. Un petit support déporté vers le bas, comme on en trouve par exemple sur les clignotants Busch+Müller, serait un bon moyen d’améliorer l’ergonomie de ces clignotants.
Notons qu’il n’y a pas de latence perceptible entre le moment où l’on appuie sur le bouton de la commande et le moment où le brassard passe en mode clignotant. C’est un bon point car il nous est déjà arrivé de tester des systèmes de clignotants vélo avec une latence assez marquée et cela peut être dangereux car les usagers de la route qui nous suivent peuvent être alertés trop tard d’un changement de direction.

Nous avons pour habitude (et conseillons malgré tout) de faire un geste du bras pour marquer un changement de direction, mais ces brassards lumineux sont également un moyen d’indiquer ce changement et sera très pratique pour des cyclistes qui ne sont pas forcément suffisamment à l’aise pour lâcher un bras en toutes circonstances.

En termes d’efficacité, les brassards de Captain Blink nous ont convaincu. La lumière produite nous rend vraiment beaucoup plus visibles de nuit, le dispositif est assez original et attire clairement l’attention, et ce sans être éblouissant pour les autres usagers grâce à une lumière diffuse et non directe. De ce point de vue là, c’est un sans faute.
Nous avons profité de cet essai pour interroger plusieurs usagers de la route croisés en portant ces brassards et tous nous ont répondu nous avoir mieux repéré que d’autres cyclistes circulant aux alentours. On nous a forcément fait le coup du « sapin de Noël », mais personne ne s’est senti agressé par l’intensité lumineuse du dispositif. Le fait que les brassards soient parfaitement visibles sur les côtés a également été cité comme un gros plus, alors que les lumières avant et arrière de vélo sont potentiellement mois visibles lorsqu’un cycliste est vu de côté.
Sans nul doute, l’ajout de l’indicateur de freinage (basiquement qualifié de « feu stop ») apportera un bénéfice encore plus grand en matière de visibilité.

En arrivant à la fin de ce test, les bémols qui nous viennent concernent donc la commande de guidon mais également l’autonomie des brassards Captain Blink et leur prix de vente, assez élevé (même s’il est évident que la conception et la fabrication de ce produit en France a un certain coût).
Concernant l’autonomie, elle est donnée pour 4 heures d’utilisation sur une charge complète, et jusqu’à 8 heures en économie d’énergie. Pour atteindre cette autonomie maximale, il convient d’utiliser l’un des modes lumineux alternatifs (clignotants) qui sont légalement prohibés sur la voie publique. On restera donc essentiellement sur le mode permanent et, dans les faits, nous avons effectivement constaté une utilisation d’environ 4 heures par charge, peut être un peu plus.

A raison d’une demi-heure de vélo matin et soir, il faudra penser à charger ses brassards tous les 3 à 4 jours pour ne pas tomber en rade. Cette autonomie est suffisante pour une utilisation quotidienne du produit, mais on aurait clairement aimé avoir à les charger moins régulièrement. Une charge complète demande environ 1h30. La commande de guidon semble, elle, avoir une bien meilleure autonomie.
Conclusion
Pour
- Améliore réellement la visibilité.
- Concept original et utile pour la sécurité.
- Fabrication française, robuste, durable et réparable.
- Utilisation intuitive (sans application obligatoire).
- Confortable, légers et bon maintien.
Contre
- Commande de clignotants pas évidente à positionner sur son guidon.
- Autonomie limitée et recharge fréquente.
- Modes alternatifs (clignotants) non conformes à la législation.
- Prix assez élevé.
Note
Les brassards Captain Blink s’imposent comme une solution de visibilité innovante et convaincante, pensée pour un usage quotidien réel. Leur efficacité lumineuse (sans éblouir), leur simplicité et leur conception robuste en font un vrai plus pour la sécurité des cyclistes urbains. Reste une autonomie améliorable et un tarif élevé, partiellement compensés par une fabrication française et un concept déjà abouti, avec une simplicité d'usage telle qu'elle ne découragera pas ceux qui souhaitent essayer. La commande de clignotants gagnerait à être plus facilement intégrable à son poste de pilotage.
Installation
Fabrication
Utilisation
Caractéristiques
-
Prix149 €
-
Position éclairageLibre
-
AlimentationBatterie rechargeable
En banlieue parisienne, ce quadra père de 2 enfants pratique le vélo au quotidien de manière (assez) sportive, sur route et en dehors. A des envies de longues randonnées à la découverte de nouveaux paysages.
