Test – Velo de Ville Revo-C : le seul et unique vélo urbain équipé du moteur Avinox
Le Velo de Ville Revo-C est un vélo urbain électrique atypique qui mise sur le puissant moteur Avinox M1 pour offrir des performances largement au-dessus de la moyenne. Pari gagnant ?
Pour
- Moteur Avinox M1 puissant et silencieux.
- Système Avinox (écran, application, etc.).
- Géolocation offerte pendant 3 ans (carte-SIM offerte).
- Choix de la couleur et de certains composants.
- Faible résistance au pédalage au-delà de 25 km/h.
- Port USB-C 65 W.
- Antivol de cadre discret…
Contre
- Configuration « gravel » performante, mais peu confortable.
- Commandes au guidon qui nécessitent des piles.
- Manque certains choix de composants (tige de selle suspendue, chambre à air TPU).
- Pas de fixation pour un antivol de cadre classique.
- Pas d’option courroie.
- Porte-bagages limité à 18 kg.
- … mais propriétaire (Abus ICS).
Avec son moteur Avinox M1 ultra puissant et silencieux, le Velo de Ville Revo-C offre une conduite particulièrement dynamique et sportive en ville. On s’est même surpris à dépasser régulièrement les 28 km/h sur le plat à la force des mollets, prive du bon rendement du vélo et de la faible résistance du moteur. Cependant, il faut intégrer ses petits défauts pratiques comme la batterie non amovible, l’antivol de cadre pas vraiment utile ou le porte-bagages limité à 18 kg. Pour autant, le Revo-C se distingue comme l’un des VAE urbains les plus performants et technologiques du moment.
Présentation
Le Revo-C de Vélo de Ville est l’un des seuls vélos électriques urbains à embarquer le puissant moteur Avinox M1. Ce moteur délivre 105 Nm de couple pour une puissance en crête de 1000 W et le mode Boost permet même de pousser le couple à 120 Nm pendant 60 secondes. Ce moteur est associé à une batterie de 600 Wh intégrée dans le tube diagonal qui n’est pas amovible.
Le Revo-C est un vélo urbain plutôt sportif avec une conduite légèrement penchée vers l’avant. On retrouve également sur notre version des pneus plus fins que sur les vélos de ville et par conséquent, un confort un peu plus rudimentaire. Pour autant, on retrouve tout l’équipement indispensable pour le quotidien avec des garde-boue, un porte-bagages, une béquille et un système d’éclairage complet.

Comme toujours chez Velo de Ville, le vélo est entièrement configurable. On a le choix entre un dérailleur Shimano Cues 9, 10 ou 11 vitesses, un cadre de 43 (1m55 à 1m80) ou 48 (1m70 à 1m90), 18 peintures différentes (mat ou brillant), une fourche rigide (aluminium ou carbone) ou suspendue, plusieurs longueurs de potence (50, 60, 80 mm), une potence réglable en inclinaison, plusieurs guidons, plusieurs pneus, des freins à disque hydrauliques à deux ou quatre pistons, des feux de 70 à 150 lux, plusieurs selles, un antivol Abus ICS intégré dans le cadre ou encore un chargeur de 12A pour la charge rapide.
Notre Revo-C de test en couleur Night Blue est équipé d’un dérailleur Shimano Cues 11 vitesses (+250 €), d’une fourche SR Suntour GVX 32-E avec 40 mm de débattement (+700 grammes et + 169 €), de pneus Schwalbe G-One RS Pro (45-622) (+69 €), de freins à disque hydrauliques à quatre pistons Shimano MT420 (+99€), d’une selle Terry Visio Flex (+39 €), de l’antivol Abus ICS intégré dans le cadre (+49 €) pour une montant total au moment d’écrire le test de 4674 €.

Pour nous, le dérailleur Shimano Cues 10 vitesses devrait être suffisant tout comme les pneus Green Marathon d’origine. Si vous cherchez un peu plus de rendements et un peu plus de capacité dans les chemins, les Schwalbe G-One Bite pour 9 € sont plus abordables. L’option fourche reste un bon choix (mais limite la largeur des pneus) tout comme l’étrier MT420 à quatre pistons à l’avant.
Velo Wallet : toutes les infos et les notices du vélo
Fonctionnalité très appréciée, le QR Code Velo Wallet présent sur le tube de selle permet de retrouver toutes les informations du vélo. On peut ainsi voir tous les composants du vélo (pratique pour l’entretien), mais aussi les manuels de certains composants, comme le système Avinox et les certificats de conformité (pour la demande de subvention par exemple).

Confort
Le Revo-C de Velo de Ville est disponible en deux tailles de cadre : 43 pour les cyclistes mesurant entre 1m55 et 1m80 ou 48 pour les cyclistes de 1m70 à 1m90. Une seule forme de cadre est proposée avec une position plutôt sportive légèrement penchée vers l’avant. Le tube supérieur du cadre est travaillé pour abaisser un peu l’enjambement qui reste assez compliqué par devant. Sauf siège à l’arrière, on va passer la jambe par dessus la selle pour enfourcher le vélo.

Les lignes sont particulièrement épurées. Le moteur se fait discret tout comme la batterie intégrée dans le tube diagonal.
La potence de notre modèle de test est fixe, mais il est tout à fait possible d’opter pour une potence réglable en inclinaison (19 €) et ainsi de bénéficier d’une position de conduite plus droite.

Côté confort, notre modèle dispose d’une fourche télescopique SR Suntour GVX 32-E offrant 40 mm de débattement. C’est peu, et cela permet surtout d’amortir les chocs moyens. Elle ne vous sauvera pas sur un gros trou ou un nid de poule, mais elle améliore le confort au quotidien.

Les pneus G-One RS Pro de Schwalbe avec une largeur de seulement 45 mm ne sont clairement pas les plus confortables du catalogue du fabricant allemand. Ils sont là pour la légèreté, la performance et le rendement. Comme on le verra dans la partie performance, ils permettent surtout de pédaler efficacement au-delà de la vitesse de l’assistance de 25 km/h. On regrette également que Velo de Ville, en tant que marque Pretium, ne propose pas une option pour une chambre à air TPU qui permettrait de gagner entre 100 et 150 grammes sur le poids du vélo. On a vu récemment ce type de chambre à air monté de série sur le Montmartre Air d’Origine par exemple.

Si vous optez pour une fourche classique, le Revo-C peut accueillir des pneus Green Marathon ou Big Apple de 60 mm de large avec un beau volume d’air qui peuvent apporter pas mal de confort surtout au niveau du dos. Les fourches suspendues (SR Suntour et Fox) ainsi que la fourche en carbone sont limitées à une largeur de pneu de 47 mm maximum.
Velo de Ville ne propose pas de tige de selle suspendue pour ce modèle. L’amortissement au niveau du dos va être assuré par les pneus et par la selle. Notre modèle est équipé d’une selle Terry Fisio Flex. Développée en coopération avec l’université de sport de Cologne, elle est basée sur une conception en 3 zones pour répartir les points de pression avec des parties en mousses et d’autres en gel. La partie centrale est évidée pour limiter la pression sur le plancher pelvien.

Du côté des pédales, on retrouve les pédales Marwi Union SP-828 qui équipent la plupart des vélos du fabricant allemand. Ces pédales sont larges confortables et bénéficient d’un grip antidérapant aussi efficace par temps sec que sous la pluie. Si elles ne payent pas de mine, elles sont très efficaces et sont une très bonne surprise.

Les poignées Ergotec Active Flex sont confortables. Comme toutes bonnes poignées ergonomiques, elles disposent d’une protubérance qui permet d’y faire reposer l’éminence hypothénar et de soulager la paume de la main sur les longues sorties. A la différence des autres poignées, Ergotec propose des inserts en plastique avec différentes duretés pour que cette protubérance soit plus ou moins souple. Elles sont équipées d’un système de blocage qui facilite le démontage de la poignée.

Globalement, le Revo-C n’est pas le vélo le plus confortable dans cette configuration avec des pneus de seulement 47 mm de section. On a plutôt à faire à un vélo sportif pour ceux qui veulent s’amuser et être efficace dans les déplacements.

Avec un poids de 24,3 kg, le Velo de Ville Revo-C n’est pas particulièrement léger, mais le poids est très bien réparti au centre du vélo au niveau du boiter de pédalier grâce au positionnement du moteur central et de la batterie de 600 Wh qui ne monte pas tout en haut du tube diagonal. Surtout, le vélo est très dynamique une fois à son guidon et il ne laisse pas penser que l’on a faire à un vélo de plus de 22 kg.
Performances
Le moteur Avinox M1 fait tout l’originalité du Revo-C. Ce moteur développe 105 Nm de couple, 850 W de puissance en crête (configurable à 1000 W via l’application) et propose un facteur d’assistance de 800 %, le tout pour un poids de seulement 2,52 kg.

Autant le mode Turbo est utilisable en VTT comme nous l’avions vu lors du test de l’Amflow PL Carbon et PL Carbon Pro, autant sa puissance semble démesurée pour un usage urbain et encore plus dans une ville comme Paris avec peu de dénivelé. Avec ce mode, le vélo est propulsé très rapidement à 26 km/h avec très peu d’efforts sur les pédales, mais cela reste très agréable lors des dépassements ou de la reprise entre 15 et 25 km/h où le vélo est véritablement un petite bombe. Ce mode Turbo fait également la différence en montée. On va pouvoir bloquer le compter à 25 ou 26 km/h, là où un Bosch Performance Line CX (85 Nm) va plafonner à 20 km/h (nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester un vélo urbain avec Bosch Performance Line CX de dernière génération avec 120 Nm de couple).

Sur un vélo urbain léger, le mode Boost, qui permet de bénéficier d’un couple de 120 Nm pendant 60 secondes, est anecdotique tant le mode Turbo semble déjà suffisamment puissant.
Le mode automatique est le plus agréable au quotidien puisqu’il permet d’adapter l’assistance automatique en fonction de différents paramètres comme le dénivelé, la résistance au vent et l’effort. L’assistance est limitée sur le plat ou lorsque l’on appuie peu sur les pédales. A l’inverse, le facteur d’assistance augmente dès que l’on attaque une montée ou lorsque la vitesse baisse soudainement, typiquement lorsque l’on prend une rafale de vent. Ce mode permet d’exploiter toutes les capacités du moteur tout en étant moindre brutale que le mode Turbo.

Le mode Trail est également très agréable avec une assistance sur une plage très large de cadences de pédalage. La puissance est ici limitée à 750 W par défaut? Que l’on pédale doucement, entre 50 à 60 tours par minute, ou très vite, plus de 100 tours par minute, le moteur offre toujours un excellent support permettant de belles reprises dans la circulation.
Comme souvent, le mode Eco offre une assistance limitée, mais le poids contenu du vélo et les pneus très roulants permettent tout de même d’utiliser ce mode pour les plus sportifs et de décupler l’autonomie du vélo. Dans tous lestas, tous ces modes peuvent être personnalisés via l’application Avinox et tous les cyclistes devraient trouver un réglage qui convient à leur style de pédalage/pilotage.

Si nous n’avions pas trouvé l’Avinox M1 exceptionnel au niveau de la résistance au pédalage sur un VTT, il nous a plutôt surpris dans cette configuration. En effet, il est possible de dépasser assez facilement les 25/26 km/h de l’assistance moteur à la force des mollets. Sur le plat, nous pouvions rouler à 28, 29 voire 30 km/h en pédalant en cadence. L’Avinox M1 offre beaucoup moins de résistance que les moteurs Bosch classiques, voire même un peu moins que le Bosch Performance SX, le moteur léger de Bosch, qui est offre pourtant moins de résistance que les modèles CX. Bref, c’est une très bonne surprise sur ce point qui rend le vélo encore un peu plus sportif. Lorsque l’on sait que les Avinox M2 et M2S devraient offrir encore moins de résistance au pédalage et qu’ils utilisent le même support moteur que le M1, on a hâte de voir ces nouveaux moteurs sur le cadre du Revo-C.
Autre très bonne surprise, le moteur est très silencieux. Dans un environnement urbain, le moteur se fait totalement inaudible et même dans les rues les plus calmes, le moteur ne se fait pas entendre.
Côté transmission, Velo de Ville ne prend pas de risque en proposant uniquement une transmission par chaine avec un dérailleur Shimano Cues 9, 10 ou 11 vitesses. Notre vélo dispose du modèle 11 vitesses offrant une plage de 455 %, soit pas beaucoup plus que les 436 % du 10 vitesses, mais avec un étagement plus court entre chaque rapport, de quoi conserver au mieux sa cadence de pédalage. La version 9 vitesses (373 %) offre la même allonge (vitesse de pointe), mais elle est plus limitée dans les montées avec un développement un peu plus long sur le pignon le plus grand. La puissance du moteur devrait tout de même suffire à grimper toutes les cotes. Le dérailleur 10 vitesses nous semble un bon compromis entre agrément de conduite, plage de fonctionnement et prix (+100 € par rapport au 9 vitesses).
Rappelons que la transmission Shimano Cues exploite une chaine et une cassette Linkglide, différente des cassettes Hyperglide que l’on retrouvait jusqu’ici chez Shimano.. La technologie Linkglide est particulièrement adaptée pour les moteurs pédaliers puissants avec une meilleure durée de vie de l’ensemble des composants grâce à des dents un peu plus larges et plus épaisses sur chaque pignon. Les passages de vitesses sont un peu moins fluides que sur un dérailleur Hyperglide, mais c’est le prix à payer pour gagner en longévité.

On regrette simplement que Velo de Ville ne propose pas une transmission par courroie (avec un moyeu à variation continue ou un moyeu à vitesse) en option. Le cadre est pourtant prévu pour, puisqu’une petite pièce amovible au bout de la base permet d’y faire passer une courroie.

Côté freinage, si l’on retrouve des freins à disque hydrauliques Shimano MT200 de série, notre modèle est équipé d’un frein à disque hydraulique Shimano MT420 avec un étrier à quatre pistons à l’avant mordant un disque de 180 mm. Malgré la finesse des pneus, le freinage est très performant que ce soit sur sol sec ou mouillée. Les pneus G-One Pro RS font clairement des merveilles et la qualité de la gomme compense largement le manque de surface. A l’arrière, on retrouve un frein à disque à deux pistons avec un disque de 180 mm. Notez la présence d’une roue crantée par dessus le disque arrière. Il s’agit d’un capteur de vitesse et de contrôle de la traction pour le moteur, très utile dans les parties techniques en VTT, moins en usage urbain.


Équipement
Le Revo-C est plutôt bien équipé d’origine avec des garde-boue, un porte-bagages (léger), une béquille et un système d’éclairage.

Le garde-boue avant ne descend pas assez bas pour bien protéger le bout des chaussures lorsque l’on roule sur une chaussée détrempée. On retrouve bien une petite bavette, mais elle est un peu trop courte pour protéger efficacement le bout des chaussures.

Placée sur les bases arrières du vélo, la béquille permet de stabiliser efficacement le vélo à l’arrêt. Elle ne gêne pas lorsque l’on recule le vélo : les manivelles peuvent tourner librement. La hauteur de la béquille est réglable à l’aide d’une clé six pans.

Notre modèle de test est équipé d’un antivol de cadre Abus ICS qui n’est pas exactement un antivol de cadre classique. En effet, il n’empêche pas la rotation de la roue et il ne permet donc pas un arrêt minute sans point d’attache. Ce système est conçu pour fonctionner avec une chaine plug-in, mais il permet d’épurer la ligne du vélo par rapport à un antivol de cadre de type fer à cheval.

La mauvaise nouvelle est qu’avec l’utilisation de ce système Abus ICS, le vélo ne dispose pas des œillets pour installer un antivol de cadre classique sur la roue arrière. Il faudra utiliser des bandes de serrage Abus pour le montage d’un antivol de cadre et ainsi pouvoir bloquer la roue arrière pour les arrêts minute.
Pour combler l’absence d’antivol de roue, le système Avinox embarque un système d’alarme qui va offrir de la résistance au niveau du moteur (sans bloquer complètement le vélo) et activer une alarme sonore plutôt puissante lorsque l’on tente de déplacer le vélo. Il faut saisir un code sur l’écran pour déverrouiller le système. Le déverrouillage est censé pouvoir se faire avec le smartphone à proximité, mais cela ne fonctionne pas comme chez Bosch. Il nous a été impossible de laisser le smartphone dans la poche pour déverrouiller automatiquement le vélo. Il fallait systématiquement lancer l’application pour ne pas avoir à saisir le code sur l’écran.

Autre gros point fort du Revo-C, Velo de Ville fournit une carte SIM permettant de bénéficier d’une connectivité cellulaire (4G/LTE) gratuitement pendant 3 ans. Le vélo est ainsi en permanence géolocalisé et connecté. La fonction peut-être activée et désactivée dans l’application. Seul petit défaut du système, la carte Nano-SIM est trop facile à retirer. On aurait peut-être préféré un module caché au niveau du bloc moteur, moins facilement accessible.

On retrouve également un système d’éclairage complet avec un feu Herrmans MR-9E d’une puissance de 70 lux à l’avant et un feu arrière Pimento Brake de Spinaga intégrant une fonction feu stop qui augmente la luminosité du feu lors du ralentissement grâce à un accéléromètre intégré. L’éclairage est suffisament puissant pour rouler dans le noir complet à 25 km/h. Velo de Ville propose un éclairage Busch&Müler IQ-X deux fois plus puissant (150 lux) pour 140 €.


Le porte-bagages est un modèle léger qui ne peut porter que 18 kg et qui est incompatible avec les sièges enfant. C’est l’un des points faibles du Revo-C puisque Velo de Ville ne propose pas de porte-bagages plus solide permettant de transporter 27 kg. C’est dommage car avec la puissance de ce moteur, on peut clairement affronter des cotes avec une charge à l’arrière.

Le guidon n’est pas des plus épurés, mais il va tout de même à l’essentiel. On retrouve les deux commandes du système Avinox de part à d’autre du guidon, la sonnette à gauche accessible facilement au pouce et la manette de dérailleur du la droite.

La commande de gauche sert à changer de mode d’assistance, à activer le mode Boost et l’assistance à la marche alors que la commande de droite sert pour faire défiler les informations sur l’écran. Les boutons de droite sont paramétrables via l’écran du vélo (activer l’éclairage, changer mode du feu (feu de croisement, feu de route), activer l’enregistrement d’une caméra d’action DJI Osmo, Lancer ou arrêter le chronomètre, mais pas via l’application.


Chaque contrôleur utilise une pile bouton CR1620. C’est pratique à l’installation et pour la réparation puisque ces commandes sont sans fil, mais cela nécessite de remplacer les piles environ une fois par an, voire même plus rapidement dans le cas d’un usage quotidien intensif. Pour nous ,ce n’est pas vraiment adapté à un usage urbain. Pour autant, l’utilisation des commandes reste optionnel. On peut très bien démarrer le vélo avec le bouton de l’écran et choisir les modes en appuyant rapidement sur ce bouton. Tant qu’elles sont éteintes, les commandes ne consomment pas d’énergie. Il faut appuyer dessus pour les « réveiller » et établir la connection.

L’écran Oled de 2 pouces est très lumineux (800 cd/m2) et permet ainsi de bien voir les données affichées même en plein soleil. Son placement sur le tube diagonal est en revanche un peu moins pratique puisqu’il nécessite quasiment de quitter la route des yeux. L’écran peut afficher la navigation via l’importation des fichiers GPX ou Komoot ce qui n’est pas du tout adapté à une pratique du vélo quotidien. Sur ce point, Bosch avec l’affichage de la navigation sur ses écrans a encore un peu d’avance.
L’interface tactile de l’écran est en tout cas très pratique et permet d’accéder à toutes les fonctions du vélo sans avoir un smartphone à porter de main.

Avec son port USB-C, Avinox ne fait pas les chose à moitié puisqu’il supporte la norme Power Delivery 65 W. On peut ainsi recharger rapidement un smartphone ou des accessoires compatibles et même un ordinateur portable. Cet argument peut clairement faire la différence pour certains utilisateurs.
Une application presque complète

L’application Avinox permet de :
- Consulter le niveau de charge de la batterie
- Consuler l’autonomie estimée restante en fonction des modes
- Attribuer une limite charge (70, 80, 95 ou 100 %) pour réduire l’usure de la batterie
- Consulter le nombre de cycles et la température de la batterie
- Localiser le vélo
- Activer les alertes de mouvement
- Faire sonner le vélo
- Activer l’alarme avec dévrouillage par mot de passe ou smartphone
- Modifier les écrans d’affichage et d’en ajouter de nouveaux personnalisés
- Mettre à jour le moteur, la batterie et les commandes
- Importer des fichiers de navigation (GPX, FIT, TCX et Komoot)
- Consulter les données de conduite (dernières sorties, total)

Il ne manque qu’une chose à l’application : la possibilité de reconfigurer les boutons de commande, ce qui est uniquement possible via l’écran principal.
Autonomie
Le Revo-C embarque une batterie de 600 Wh intégrée dans le tube diagonal. Cette batterie n’est pas amovible sans outil. Elle peut être retirée par le dessous du vélo en démontant le moteur. Ce n’est pas pratique, mais cela reste possible, notamment pour les opérations de maintenance.
Au quotidien, la batterie doit donc être chargée sur le vélo. Cela complique considérablement l’usage du vélo en ville puisqu’il faudra pouvoir disposer d’une prise proche du vélo pour la recharge.

Nous avons pu parcourir environ 58 km en mode Turbo avec cette batterie de 600 Wh par temps sec, avec peu de dénivelé positif (500 mètres) et un cycliste de 80 kg. A noter si le niveau de puissance baisse à 5 %, c’est le seul vélo à continuer à offrir de l’assistance même à 0 % de batterie indiqué. Nous avons tout de même arrêté le test d’autonomie à 0 % pour éviter d’abimer la batterie, mais il restait encore un peu de courant. Cela représente une consommation très contenue de 10,33 Wh/km, surtout compte-tenu de la puissance du moteur.

En mode Trail, vous pouvez tabler sur une bonne quinzaine de kilomètres supplémentaires et un peu plus encore en mode Auto.

Du côté de la recharge, le chargeur de 4A fournit de série permet de recharger complètement la batterie en 4 heures. L’écran affiche d’ailleurs précisément le temps de charge restant. Le chargeur 12A en option (190 €) permet de récupérer 75 % de la batterie en 1h30 et de charger complètement la batterie en 2h30.

Conclusion
Pour
- Moteur Avinox M1 puissant et silencieux.
- Système Avinox (écran, application, etc.).
- Géolocation offerte pendant 3 ans (carte-SIM offerte).
- Choix de la couleur et de certains composants.
- Faible résistance au pédalage au-delà de 25 km/h.
- Port USB-C 65 W.
- Antivol de cadre discret...
Contre
- Configuration "gravel" performante, mais peu confortable.
- Commandes au guidon qui nécessitent des piles.
- Manque certains choix de composants (tige de selle suspendue, chambre à air TPU).
- Pas de fixation pour un antivol de cadre classique.
- Pas d'option courroie.
- Porte-bagages limité à 18 kg.
- ... mais propriétaire (Abus ICS).
Note
Avec son moteur Avinox M1 ultra puissant et silencieux, le Velo de Ville Revo-C offre une conduite particulièrement dynamique et sportive en ville. On s'est même surpris à dépasser régulièrement les 28 km/h sur le plat à la force des mollets, prive du bon rendement du vélo et de la faible résistance du moteur. Cependant, il faut intégrer ses petits défauts pratiques comme la batterie non amovible, l'antivol de cadre pas vraiment utile ou le porte-bagages limité à 18 kg. Pour autant, le Revo-C se distingue comme l’un des VAE urbains les plus performants et technologiques du moment.
Confort
Performances
Équipement
Autonomie
Caractéristiques
-
Prix3999 €
-
Matériau cadreAluminium
-
Position moteurCentral (pédalier)
-
MoteurDJI Avinox
-
Couple moteur105 Nm
-
Capacité batterie600 Wh
-
Diamètre de roue28" (700)
-
Pneus
Schwalbe Big Apple
-
Type de freinsDisque hydrauliques
-
Freins
Shimano MT200
-
Vitesses9
-
Dérailleur arrière
Shimano Cues
-
Garde-boueOui
-
Poids20 kg
-
TransmissionChaîne

