Test – O2feel Buzz : un vélo cargo compact très agréable à vivre
Compact, nerveux et rassurant, le Buzz réussit à rendre le vélo cargo accessible sans sacrifier ni la capacité d’emport ni le plaisir de conduite. Un midtail aussi malin qu’efficace.
Présentation
Fabricant français spécialisé dans les vélos à assistance électrique, O2feel ne pouvait pas ignorer le succès des vélos cargos longtails dans l’hexagone. Dès 2021, la marque a introduit son Equo Cargo, un longtail assez classique. Il est depuis peu rejoint par le Buzz, un vélo cargo plus court, plus moderne, plus maniable mais tout aussi costaud avec 180 kg de charge possible (dont 80 kg sur le porte-bagages et 20 kg sur le rack avant).

Le Buzz est un vélo qui s’inscrit totalement dans la tendance des vélos biplace à la sauce midtail, moins intimidants et encombrants que les longtails « full size », mais très capables au quotidien. Avec son cadre alu à enjambement bas, ses deux roues de 20″, sa plateforme arrière renforcée et son rack avant de série, il est paré pour assurer des déplacements quotidiens chargés.
Pour le propulser, O2feel reste fidèle à Shimano et intègre le puissant bloc pédalier EP6 qui délivre jusqu’à 85 Nm de couple, associé à des batteries de 540 ou 630 Wh, pour une autonomie maximale donnée à 140 km. Le passage sur la plus grosse batterie est facturé 200 €.

La chaîne de traction s’appuie sur un moyeu à vitesses intégrées Shimano Nexus 5E et une transmission qui se fait soit via une chaîne (Buzz 7), soit via une courroie Gates (Buzz 8). C’est, avec les freins, l’éclairage avant et les coloris proposés, le seul composant qui différencie ces deux modèles. Le Buzz 7 est en effet livré avec des freins hydrauliques Shimano MT200 à 2 pistons, le Buzz 8 avec des MT420 à 4 pistons.
Dans sa version Buzz 7, il est proposé en coloris ciment ou meringue à partir de 3999 €, tandis que le Buzz 8 est proposé en coloris pêche ou bleu à partir de 4299 €.
La courroie et les freins 4 pistons font donc monter la note de 300 €, ce qui en fait une option plutôt raisonnable contrairement à ce que l’on peut parfois voir chez d’autres fabricants. Le pack « Passenger » comprenant le coussin d’assise « Cosy Seat » venant se clipser en Mik HD sur le porte-bagages, la poignée « Rodeo Bar », les cale-pieds et la boîte à gants « Buzz Box » est vendu 140 €. Là encore, on a l’habitude de voir les kits de ce genre être facturés plus cher.

Enfin, pour 110 € de plus (soit 250 € au total), on passe sur le pack « Nomad » qui ajoute un support bagages sur la fourche baptisé « Sherpa Rack » d’une capacité de 10 kg ainsi que le plateau « 02feel Plate » qui facilite l’usage du rack avant avec une plateforme munie de sangles ajustables. Notre vélo de test en est équipé et cela a le mérite de doper encore plus les capacités utilitaires du vélo, mais il y a déjà de quoi faire sans.
Un vélo conçu et monté en France
Nous vous en avons déjà parlé : O2feel a décidé à rapatrier une partie de sa production en France. Un partenariat passé avec Arcade Cycles, industriel de La-Roche-Sur-Yon, qui avait débuté avec l’Equo, s’est confirmé avec le JIM et se poursuit avec le Buzz. O2feel s’est fixé pour objectif de faire assembler 50 % des vélos vendus chaque année en France sur le territoire national.
Confort
Ce Buzz est un vélo à taille unique ce qui convient parfaitement à un usage familial. Chacun y trouvera une position adaptée assez facilement, grâce notamment à la présence d’une potence Satori réglable en hauteur et pivotante à 90° avec un simple collier de serrage rapide.

La hauteur de selle se règle tout aussi facilement, et la tige bénéficie d’une butée antivol. Certes, ce n’est qu’une vis à empreinte 6 pans à retirer, mais c’est déjà ça. Une tige de selle qui a surtout l’avantage d’être suspendue, ce qui va avoir un impact direct sur le confort de pilotage, sachant que le Buzz est un vélo à fourche rigide.

Le cadre est ouvert mais le renfort des bases arrières et des haubans nécessite l’intégration de tubes transverses ciselés et parfaitement intégrés au design du vélo. Ils réhaussent un peu la hauteur d’enjambement que nous mesurons à 49 cm, ce qui reste largement acceptable et ne perturbe en rien la mise en selle sans obliger à passer la jambe par dessus la selle, ce qui n’aurait pas beaucoup de sens sur un vélo porteur.

Même si la poutre diagonale qui intègre la batterie est forcément assez volumineuse et que le vélo est court (175 cm de long), le Buzz parvient à éviter un rendu trop mastoc avec ses lignes qui s’étirent vers l’arrière et des proportions préservées autour des roues de 20″. Les finitions sont par ailleurs d’un très bon niveau, avec des soudures propres et une peinture qualitative.

Robuste, ce vélo adapté au plus grand nombre reste-t-il confortable à rouler ? Globalement oui. On n’atteint pas les qualités de filtration de l’acier et l’absence de suspension à l’avant reste à souligner, mais le volume d’air des pneus Scwhalbe Super Moto-X de 2,4″ de section permet de gommer efficacement les aspérités de la route.

C’est un vélo sur lequel on est bien installé, tout en confort et en maîtrise, et qui sait mettre en avant ses qualités de maniabilité. La tige de selle suspendue améliore réellement le confort au niveau du fessier et du bas du dos, et s’avère donc être un gros plus. La selle (un modèle Orbis de chez Selle Royal) est assez classique. Adaptée à un usage urbain avec une largeur suffisante, sans occasionner de frottements désagréables, elle dispose d’une petite poignée intégrée sur le dessous en complément de la « Rodeo Bar » imaginée par O2feel.

A noter que lorsqu’il est chargé à l’arrière, comme souvent avec les cargos, le vélo est encore mieux posé sur la route et le confort global monte d’un cran. Puisque l’on parle de ça, à l’arrière, les passagers ne se sont jamais plaints durant les trajets, qu’il s’agisse d’enfants, d’ados ou d’adultes. Les plus jeunes étaient moins à l’aise avec les cale-pieds qu’avec de vrais repose-pieds mais la sécurité offerte par la poignée permet à chacun de se laisser porter en sécurité, sur un coussin d’assise suffisamment rembourré.


Enfin, on ne peut pas aborder le confort d’usage d’un vélo sans parler de ses autres points de contact. Ici, des poignées en caoutchouc sont signées Herrmans, tandis que des pédales sont fournies par Wellgo. Les premières sont ergonomiques et offrent un grip convaincant avec des gants ou à mains nues, les secondes voient leur corps en aluminium recouvert d’une surface antidérapante façon papier de verre plutôt efficace quelle que soit la semelle de ses chaussures.
Performances
Quelle que soit la version du Buzz choisie, c’est donc un moteur Shimano EP6 qui est intégré au niveau du pédalier. Un moteur qui développe jusqu’à 85 Nm de couple dont la puissance en crête peut atteindre 500 W. Il a été imaginé pour répondre aux besoins des vététistes exigeants mais également pour équiper des vélos porteurs plus urbains. Il est donc tout à fait à sa place sur ce Buzz.

Notons qu’il ne s’agit pas de la version Cargo de cet EP6, qui est identique mais dont la cartographie est un peu remaniée pour faciliter les démarrages chargés et offrir des accélérations plus linéaires. Honnêtement, cela ne nous a posé aucun souci.
D’abord parce que cet EP6 est plus que volontaire avec une puissance bien réelle, qui offre un agrément assez comparable à celui d’un Bosch Performance Line PX. Ensuite parce qu’il est tout à fait possible de peaufiner le comportement du moteur dans chacun de ses modes via l’application Shimano E-Tube.

La capacité d’entraînement même à basse cadence est appréciable, tandis que l’assistance est toujours là quand elle est nécessaire, tout en garantissant un pédalage très naturel, tout en rondeur.
L’EP6 est un peu plus bruyant que les derniers blocs « full power » sortis, mais dans la circulation et avec les bruits de vent, on n’y prête assez peu attention. Le capteur de couple est bien utilisé pour proportionner l’assistance à la force mise par le cycliste dans les pédales et la réactivité du moteur est assez bonne.

Nous avons évidemment accès à différents modes d’assistance. Si, en tant que vélo porteur renforcé de partout, le Buzz fait son poids, il peut s’emmener sur le plat sans assistance sans trop galérer. Un test moteur éteint qui, lorsqu’il est convaincant, augure généralement d’un comportement général très agréable.
C’est le cas ici, même si l’on réservera le mode Eco au plat et aux moments où l’on souhaite vraiment maximiser son autonomie. Le mode Trail (intermédiaire) sera, lui, certainement celui dans lequel les utilisateurs du Buzz rouleront la plupart du temps. En effet, il offre une assistance solide, permet d’encaisser des dénivelés modérés même en étant chargé quasiment à pleine vitesse, et bénéficie de démarrages suffisamment péchus.

Le mode Boost, lui, est celui qui reste le plus dynamique pour partir fort, relancer vite et atteindre les limites légales de l’assistance en quelques tours de pédales. C’est toujours très flatteur, mais on le sollicitera surtout face aux gros dénivelés où lorsque la charge arrière excède les 40 kg.

L’agrément du moteur associé aux 5 vitesses du Nexus suffisent à affronter toutes les situations que l’on est amené à croiser en ville, y compris les démarrages en côte ou les grosses bosses à franchir en étant chargé. Il n’y a vraiment que face à des pentes aux pourcentages très importants que l’on se sentira limité par la plage de développement du moyeu, qui est de 263 % (inférieure à ce que propose une variation continue Enviolo par exemple).

Il ne s’agit pas ici de la version électronique (Di2) du Nexus 5. Le changement de vitesse se fait donc à l’aide d’une poignée tournante sur la droite et nous n’avons pas accès au changement de vitesse automatique Auto Shift de Shimano.
Pour autant, la prise en main du vélo est on ne peut plus simple, sachant en plus que l’on peut passer les vitesses à l’arrêt et que le cadre ouvert permet de descendre facilement de selle pour poser les deux pieds au sol à l’arrêt si on le souhaite. Cela fait du Buzz un vélo parfaitement adapté à tous les cyclistes, y compris à ceux qui débutent et dont ce sera le premier vélo cargo.

Dans cette version à courroie, c’est de plus un vélo qui réduit énormément les besoins en entretien. Il suffit de vérifier la tension de la courroie à intervalles réguliers et de graisser le moyeu Nexus 5, ce qui pourra être fait en atelier dans le cadre d’une révision annuelle du vélo par exemple.
On ne déraille pas, la courroie ne se salit pas, et l’on profite en plus d’un silence de fonctionnement très appréciable. Il est un peu troublé par le bruit de fonctionnement du moteur lorsqu’il est pleinement sollicité, mais cela reste globalement plus qu’acceptable.
A manier, on a entre les mains un vélo particulièrement agile. Son faible empattement et ses petites roues lui permettent de prendre rapidement de la vitesse et de se faufiler partout avec aisance malgré le fait qu’il s’agisse d’un vélo porteur.

C’est très agréable en ville où les espaces sont contraints, la circulation parfois dense, et où l’on enchaîne les arrêts et les relances. La puissance moteur est suffisante pour le lancer assez vite à 25 km/h, allure à laquelle le Buzz sait rester stable et mettre en confiance. Une stabilité qui est également préservée à faible allure, avec très peu de guidonnage. Résultat, même avec un passager à l’arrière et même sans rouler très vite, il est assez facile de lâcher une main du guidon pour indiquer un changement de direction par exemple.

Les performances de freinage sont également excellentes. Sur le Buzz 7, on retrouve des freins à disque hydrauliques Shimano MT200 à deux pistons, mais sur notre Buzz 8 de test, ce sont des modèles à 4 pistons MT420 qui sont montés. Ils offrent un freinage avec beaucoup de mordant, très rassurant sur les arrêts d’urgence, tout en étant très faciles à doser le reste du temps. Bref, un freinage de qualité, doux si on le souhaite avec un peu de toucher, mordant quand c’est nécessaire.
Equipement
Très simple à prendre en main, l’O2feel Buzz dispose d’une poste de pilotage clair. A gauche, la petite commande moteur Shimano permet d’allumer le vélo, gérer l’éclairage, passer d’un mode d’assistance à un autre, sans oublier de choisir les données affichées sur le petite écran couleur.

Ce dernier est en position centrale, protégé sous le cintre, et s’avère assez lisible malgré sa petite taille. Il offre toutes les informations basiques dont on a besoin en se déplaçant, offrant notamment une indication fiable du niveau de batterie restant.

Si l’application O2feel est assez sommaire et permet surtout de suivre l’entretien de son vélo et ses garanties, tout en gérant la propriété du cycle, l’application Shimano E-Tube intéressera davantage les technophiles et autres utilisateurs avertis qui pourront y modifier le comportement du moteur s’ils le souhaitent. Rien d’obligatoire évidemment.

Un écosystème Shimano qui, il faut l’avouer, commence à accuser un retard visible sur la concurrence en matière de connectivité. En effet, il n’offre rien du côté de la navigation, de la géolocalisation, de l’alarme, du verrouillage de l’assistance à l’aide de son smartphone, etc. Bien sûr, tout le monde n’a pas forcément besoin de ces fonctions. Certains mêmes préfèrent qu’un vélo reste très simple d’accès, sans complexifier les choses. Mais malgré tout, une partie des cyclistes du quotidien apprécient ces fonctions avancées.
Notons toutefois que O2feel a commencé à développer la géolocalisation et la connectivité pour son Duma avec O2feel Tracking, et que l’ambition de la marque est de généraliser à terme ces fonctions sur l’ensemble de ses vélos.
L’équipement côté cycle est particulièrement complet. On note d’abord la présence de garde-boues efficaces. Pas de bavette à l’avant, mais un garde-boue enveloppant suffisamment protecteur pour le bout des chaussures, même par gros temps. A l’arrière, les pare-jupes sont là pour éviter que sangles, lacets ou tissus ne viennent malencontreusement se prendre dans les rayons.

La transmission est protégée d’un carter sur la partie supérieur sur le Buzz 7 (à chaîne), mais notre Buzz 8 d’essai n’en a pas besoin du fait de la courroie qui ne graisse pas et évite la formation de cambouis.

La plateforme du porte-bagages arrière comme le rack avant sont à la norme MIK HD pour faciliter l’utilisation d’accessoires compatibles. Les plus observateurs auront remarqué la présence de tubes latéraux à l’arrière permettant l’installation de sacoches à l’aide de crochets, mais également trois points d’accroche MIK Side pour paniers latéraux et sacoches compatibles.

Toutes les versions du vélo sont livrées avec un antivol de cadre (fer à cheval) positionné sur la roue avant et donc facilement accessible en toutes circonstances. Un antivol indispensable des arrêts minutes qui représente toujours un rempart de plus contre le vol.
D’ailleurs, le Buzz est un vélo cargo facile à attacher avec un antivol en U, pliant ou une chaîne, son cadre proposant plusieurs points d’attache sur l’avant, au centre et à l’arrière. Parfois, les vélos cargos imposants rendent compliqué le fait de trouver une place adaptée avec un support d’accroche bien placé. Nous n’avons pas rencontré de difficulté à ce niveau là durant toute la durée de notre essai.


En ce qui concerne l’éclairage, élément de sécurité primordial sur la route pour voir et être vu, O2feel a jeté son dévolu sur un feu avant Trelock Lighthammer 80. Connecté à la batterie, sa puissance et sa largeur de diffusion sont suffisants même de nuit en agglomération lorsque l’éclairage public est de la partie. Sur les portions totalement sombres, cela commence à devenir un poil léger. Seul vrai bémol, ce feu avant se retrouve positionné derrière une câblerie un peu touffue à l’avant. La version Buzz 7 se contente, elle, d’un Axa NTX 30 moins puissant.
A l’arrière, on retrouve un feu Spanninga Pimento toujours aussi fin qui est très bien intégré. Il s’agit de la version large, plus visible encore, avec l’option « feu stop ». Un accéléromètre détecte les freinages et intensifie l’éclairage lors des ralentissements et des arrêts, pour mieux alerter les usagers de la route qui nous suivent. C’est un très bon point.

Autre point important : la béquille. Sur un vélo porteur, elle se doit d’être solide et stable. Le modèle Ursus choisi par O2feel reste une référence sur le marché et elle s’avère effectivement efficace pour stabiliser le vélo en position parking. Ce n’est pas le modèle le plus facile à déplier ou replier, mais une fois en place on peut lui faire totalement confiance pour le chargement.

Un mot également sur la « Buzz Box », cette petite boîte à gant en tissus amovible qui vient exploiter un emplacement perdu derrière le tube de selle, sous la plateforme arrière. Sa contenance n’est pas énorme, mais on apprécie que la marque ait pensé à offrir une solution pour les cyclistes qui ont besoin de transporter quelques accessoires avec eux (ne serait-ce qu’un kit anticrevaison, un vêtement de pluie, etc.
Bien sûr, le contenu n’est pas protégé puisqu’il n’y a pas de serrure et cette sacoche est simplement fixée au cadre à l’aide de velcros, mais on pourra ainsi se délester les poches avant de rouler ou y ranger gants et matériel lorsque l’on se saura garé en lieu sûr.

Concernant la plateforme arrière, libre à chacun de l’accessoiriser en fonction de ses besoins. Petits, les enfants pourront voyager dans un siège adapté clipsé en MIK HD. Plus grands, ils passeront sur l’assise comme les grands et se tiendront à la poignée. Il y a peut-être une période entre deux où cette configuration aurait nécessité des barres de protection latérales ou un dosseret, en attendant qu’ils soient parfaitement à l’aise en se tenant derrière. Mais à partir de 7 ans environ, aucun souci.
A 9 ans, notre petite testeuse spécialiste des banquettes arrières a au final beaucoup apprécié l’absence de « cage » autour d’elle, se sentant « en liberté derrière le vélo comme les adultes ». Bien sûr, pour les familles ayant besoin de déplacer plusieurs enfants, l’Equo Cargo reste l’alternative adaptée à ce cas de figure.


Notons enfin que le Buzz est un vélo généreux en points de fixation. Sans même parler du porte sacoche avant optionnel, les fourreaux de la fourche présentent chacun trois inserts de fixation. On en retrouve également de chaque côté du tube de direction, en plus des points de serrage du rack avant. Sans oublier les œillets présent sur le tube de selle qui accueilleront, par exemple, un support d’antivol.

Tout cela confirme que le Buzz est un vélo utilitaire très bien pensé et généreux. Une plateforme à même d’évoluer en fonction des besoins de ses utilisateurs.
Autonomie et charge
La batterie est toujours présentée comme un argument fort chez O2feel, pour la bonne raison que la marque française dispose d’une solide expertise en la matière et garantit ses batteries de vélo 4 ans (ou 40 000 km), ce qui est un véritable argument.

Le Buzz est proposé avec deux capacités de batteries au choix à la commande : 540 ou 630 Wh. Notre exemplaire de test nous a été prêté avec une batterie de 540 Wh. Un bloc long de 42 cm, pesant 3,36 kg. Dommage, cette batterie n’est pas munie de poignée pour faciliter son transport.

Sur le Buzz, O2feel a fait de vrais efforts pour intégrer cette source d’énergie au mieux. La batterie est cachée derrière un capot qui tient en place avec un petit loquet que l’on vient désenclencher en tirant sur une petite languette en tissus. C’est pratique, ça se fait à une main, et l’on peut ensuite poser ce capot au dessus du pédalier en le faisant reposer sur le tube de selle.

La batterie en elle-même est sécurisée à l’aide d’une serrure à clé. Dommage, cette clé n’est pas la même qui sert à verrouiller l’antivol de roue. Il faut donc jongler entre les deux. Elle peut être chargée soit directement sur le vélo à l’aide d’un port de charge protégé par un capuchon en caoutchouc, ou à distance du vélo. Il faut compter un peu plus de 3 h pour une charge complète avec un chargeur rapide (4 A).

Mais alors, quelle autonomie pour ce Buzz. Comme toujours, nous testons l’autonomie minimale des vélos à assistance électrique. Nous utilisons exclusivement le mode d’assistance le plus puissant. Avec cette batterie 540 Wh, en région parisienne, avec un pilote de 80 kg et 40 kg à l’arrière la moitié du temps, il nous a été possible de parcourir quelque 48 km. Les 60 km nous semblent être facilement envisageables en réduisant le niveau d’assistance.
Des résultats assez classiques, avec un rendement énergétique mesuré de 11,25 Wh / km qui est dans la moyenne de consommation des moteurs pédaliers pour vélos cargos de ce genre. Bien sûr, de nombreux paramètres jouent directement sur l’autonomie : poids et forme du pilote, charge transportée, conditions météo et dénivelé.
Quant à la batterie de 630 Wh, stockant environ 17 % d’énergie en plus, elle devrait logiquement permettre d’allonger l’autonomie du vélo d’autant.
Conclusion
Pour
- Excellent compromis entre compacité et capacités.
- Maniabilité remarquable.
- Moteur puissant et naturel.
- L'option courroie qui réduit encore l'entretien.
- Confort préservé et accessibilité.
- Freinage performant.
- Modularité convaincante.
Contre
- Absence de suspension avant.
- Connectivité en retrait.
- Béquille robuste mais pas la plus pratique à manipuler.
- Batterie sans poignée de transport.
Note
Avec le Buzz, O2feel signe un cargo midtail particulièrement abouti. Agile, rassurant et bien équipé, il combine accessibilité et vraies aptitudes utilitaires. Son moteur EP6 et sa transmission par courroie (sur le modèle testé) renforcent encore son agrément. Un des cargos compacts les plus cohérents et séduisants du marché actuel, conçu pour des déplacements quotidiens efficaces à vélo, seul ou à deux.
Confort
Performances
Equipement
Autonomie
Caractéristiques
-
Prix4299 €
-
Matériau cadreAluminium
-
Position moteurCentral (pédalier)
-
MoteurShimano EP600
-
Couple moteur85 Nm
-
Capacité batterie540 Wh
-
Diamètre de roue20"
-
Pneus
Schwalbe Super Moto-X
-
Jantes
Mach1 Cargo
-
Type de freinsDisque hydrauliques
-
Freins
Shimano MT420 à 4 pistons
-
Vitesses5
-
Dérailleur arrière
Shimano Nexus 5
-
Tige de selle suspendueOui
-
Selle
Selle Royal Orbis à poignée intégrée
-
Potence
Satori ajustable en hauteur et pivotante
-
Garde-boueOui
-
Antivol de cadreOui
-
Porte-bagageOui
-
Eclairage arrière
Spanninga Pimento Brake Large
-
Eclairage avant
Trelock 80 lux
-
TransmissionCourroie
En banlieue parisienne, ce quadra père de 2 enfants pratique le vélo au quotidien de manière (assez) sportive, sur route et en dehors. A des envies de longues randonnées à la découverte de nouveaux paysages.
