Compact, léger et pensé pour être emporté partout, le DJI Neo 2 reprend le concept du drone de poche de DJI en lui ajoutant plusieurs évolutions importantes : détection des obstacles, contrôle par gestes, meilleure caméra et portée accrue. Nous avons testé ce petit drone en en VTT pour voir ce qu’il vaut réellement sur le terrain.
Pour
- Très compact et léger.
- Prise en main extrêmement simple.
- Décollage et atterrissage dans la main.
- Contrôle par gestes efficace.
- Nombreux modes de suivi et de prises de vue.
- Bonne qualité d’image pour un drone de ce format.
- Détection des obstacles omnidirectionnelle.
- Bonne résistance aux petits crashs.
- Fonction de localisation pratique.
Contre
- Détection des petites branches encore perfectible.
- Suivi moins fiable en forêt dense et à haute vitesse.
- Autonomie limitée à environ 17 minutes par batterie.
- Pas de lecteur Micro-SD.
- Radiocommande peu utile pour l’usage orienté suivi.
- Bruit assez présent en vol.
Le DJI Neo 2 est un drone particulièrement intéressant pour les cyclistes qui veulent réaliser facilement des plans en mouvement sans avoir à maîtriser le pilotage d’un drone classique. Son format compact, son décollage depuis la main, le contrôle par gestes et les différents modes de suivi rendent son utilisation très accessible, tandis que la qualité d’image est convaincante pour un appareil de cette taille. Sur les sentiers, il se montre efficace dans les environnements dégagés, mais la détection des petites branches atteint rapidement ses limites lorsque la vitesse augmente ou que la végétation devient dense. Il faut donc rester vigilant et ne pas considérer le Neo 2 comme un drone totalement autonome. Malgré cela, son concept fonctionne particulièrement bien pour immortaliser une sortie à vélo et constitue, à environ 240 euros, une solution originale et nettement plus simple à utiliser qu’un drone traditionnel.
Présentation
Le principe du DJI Neo 2 est assez simple : proposer un drone suffisamment compact pour être emporté facilement et suffisamment autonome pour réaliser des prises de vue sans nécessairement sortir toute une panoplie d’accessoires.
Avec ses 160 grammes et des dimensions compactes de 167 × 171 × 54 mm avec ses protections d’hélices, le Neo 2 reste largement sous la barre des 250 grammes et conserve un format facile à transporter.
DJI a toutefois fait évoluer le concept avec plusieurs nouveautés. Le Neo 2 dispose notamment d’une détection des obstacles omnidirectionnelle, grâce à plusieurs capteurs : un système de vision monoculaire, un capteur infrarouge orienté vers le bas et un LiDAR placé à l’avant. Nous allons voir que la détection est très pratique, mais qu’elle a quand même quelques limites.
Le drone adopte également une nouvelle batterie de 11,5 Wh qui s’insère par le dessus et dispose de son propre bouton d’alimentation. DJI annonce jusqu’à 19 minutes de vol sans les protections d’hélices (17 minutes avec).

La batterie est en revanche spécifique au Neo 2 et n’est pas compatible avec celle du Neo. Pour les longues sorties, mieux vaut donc prévoir une batterie supplémentaire. Le pack Fly More que nous avons testé comprend justement trois batteries et un hub de recharge bidirectionnel qui permet de recharger rapidement les trois batteries à la suite et d’utiliser celle-ci comme une batterie externe ainsi qu’une radiocommande RC-N3 (que nous n’avons quasiment pas utilisée).
DJI a également revu la fiche technique avec une nouvelle caméra, une stabilisation mécanique sur deux axes, une détection des obstacles omnidirectionnelle et un système de contrôle par gestes. Le Neo 2 est proposé aux alentours de 240 euros, tandis que le pack Fly More que nous avons testé est vendu 400 euros. DJI propose également un pack Motion Fly More Combo qui inclut un casque FPV DJI Googles N3 et une manette DJI RC Motion 3 pour le vol immersif.
Sur le papier, ce petit drone coche donc beaucoup de cases pour accompagner les sorties à vélo. Reste à voir si toutes ces fonctions sont réellement utiles sur le terrain, notamment lorsqu’il s’agit de suivre un VTT dans un environnement aussi compliqué qu’une forêt.
À savoir avant de faire voler un drone en France
Même si le Neo 2 fait moins de 250 g et qu’il va être majoritairement utilisé pour suivre l’utilisateur, quelques règles sont à respecter. Comme il est équipé d’une caméra, son utilisateur doit s’enregistrer comme exploitant UAS sur la plateforme officielle AlphaTango, même si le drone pèse moins de 250 g.
Avant chaque vol, il faut également vérifier les restrictions applicables à la zone grâce à la carte officielle Géoportail normalement l’application DJI intègre également les zones interdites (base militaire, site sensible, etc.). Le vol doit rester à 120 mètres maximum, se faire de jour et en vue directe du pilote. Le vol est notamment interdit dans l’espace public en ville ainsi qu’au-dessus des rassemblements de personnes.
Enfin, attention aux personnes filmées : le droit à la vie privée et au droit à l’image s’appliquent également aux prises de vue réalisées avec un drone. En pratique, avant de décoller, on s’enregistre sur AlphaTango, on consulte la carte des restrictions et on vérifie que le lieu et les conditions permettent bien le vol.
Une caméra ambitieuse
Le Neo 2 conserve un capteur de 1/2 pouce, mais DJI a fait évoluer toute la partie photo et vidéo. L’ouverture passe notamment à f/2,2, contre f/2,8 sur le modèle précédent, tandis que la sensibilité maximale atteint désormais ISO 12 800.

Le débit vidéo progresse également jusqu’à 80 Mbit/s et le drone peut filmer en 4K jusqu’à 100 images par seconde avec la radiocommande. Le stabilisateur mécanique passe quant à lui à deux axes. Sur le terrain, ces caractéristiques donnent des images plus propres et plus détaillées que ce que l’on pourrait attendre d’un drone aussi compact. Le Neo 2 reste toutefois limité par son petit capteur : il ne faut évidemment pas attendre la qualité d’image d’un drone équipé d’un capteur 1 pouce.
Il n’y a pas d’emplacement pour une carte Micro-SD. Les images et les vidéos sont stockées sur la mémoire interne de 64 Go (dont 49 Go de vraiment exploitable). C’est peu, mais cela correspond environ à 120 minutes de vidéo. Sachant que les trois batteries offrent environ 45 minutes de vol et d’enregistrement vidéo, c’est suffisant pour un usage courant. On prendra juste le soin de vider la mémoire du drone après chaque sortie sur un ordinateur via le câble USB-C ou en Wi-Fi grâce à l’application pour smartphone.
Une détection avancée des obstacles
Pour détecter les obstacles, le drone dispose de deux caméras fish-eye placées au dessus et en dessous de l’appareil pour obtenir une image à 360°. Sur le dessous, on retrouve également deux petits capteurs infrarouges pour mesurer la hauteur avec le sol.

Enfin, le plus important est l’intégration d’un LiDAR à l’avant à côté de la caméra principale. Le LiDAR utilise un faisceau laser pour calculer la distance exacte avec les objets devant le drone et les éviter.
À l’usage : un drone particulièrement simple
C’est probablement ici que le concept du Neo 2 prend tout son sens. Le drone peut être utilisé avec une radiocommande, un smartphone ou simplement seul avec les boutons placés sur le drone. L’allumage du drone se fait en appuyant deux fois sur le bouton de la batterie (il faut laisser appuyer lors du second clic). Cela évite que le drone s’allume tout seul dans le sac.

Trois boutons et un petit écran permettent ensuite de sélectionner le mode de prise de vue sans avoir à sortir son téléphone. Après quelques minutes d’adaptation, on comprend rapidement comment fonctionne l’ensemble.


Une fois le mode choisi, on appuie sur le bouton, le drone lance un compte à rebours. Le drone sur la paume de la main s’envole alors.


DJI ajoute également un système de commande par gestes. Une main levée permet d’activer le contrôle, puis différents mouvements servent à modifier la position du drone ou sa distance par rapport au sujet. Dans la pratique, le contrôle gestuel fonctionne plutôt bien et s’avère particulièrement pour faire atterrir le drone. Il suffit de mettre la paume de la main vers le haut pour qu’il se rapproche et atterrisse dans la main. Dans de rare cas, il n’a pas détecté la paume. Il suffit alors de le prendre par la protection d’hélice et de le retourner pour qu’il coupe les moteurs.

Le Neo 2 dispose de 11 modes Smart Snaps, dont plusieurs sont spécifiquement pensés pour le suivi d’un cycliste ou d’un skieur. Le mode Cycling Follow est évidemment celui qui nous intéresse le plus. A noter que toutes les fonctionnalités ne sont pas proposées en accès rapide sur le drone puisqu’il en propose au total 13. Il faut les ajouter via l’application. Voici la liste des plans de vue proposés :
- Contrôle manuel : le Neo 2 se pilote avec 2 joysticks virtuels via l’écran du smartphone
- Suivi : le drone vous suit, sur le côté au par devant.
- SelfieShot : le drone vous prend en photo en variant les distances et la hauteur.
- Travelling contrarié : un plan de type Dolly Zoom bien connu des amateurs de cinéma qui permet de faire grossir ou rapetisser l’arrière-plan.
- Cercle : le drone tourne autour de vous, une seule fois .
- Dronie : le drone recule en montant ou en restant à plat, puis revient.
- Suivi de vélo : le drone effectue un suivi en tenant compte des mouvements du vélo.
- Fusée : le drone monte à la verticale en filmant vers le bas.
- Spotlight : le drone ne se déplace pas, mais il pointe la caméra vers vous.
- Suivi de ski : même fonction que le Suivi de vélo avec des virages plus souples.
- Spirale : le drone tourne en prenant de la hauteur.
- Boomerang : le drone tourne en modifiant sa hauteur de vol.
- MasterShots : plusieurs fonctions sont effectuées à la suite.

En VTT, la détection des obstacles a ses limites
C’est sur les sentiers que le Neo 2 est le plus intéressant… mais aussi qu’il montre ses limites. Sur terrain dégagé, le suivi du cycliste fonctionne très bien, y compris lorsque la vitesse augmente. La détection des obstacles apporte alors une sécurité supplémentaire et permet au drone d’éviter les arbres et les obstacles suffisamment imposants.

Nous sommes également passés dans une grotte plus sombre et le drone a réussi à garder le contact et à nous suivre dans ce passage. En revanche, il perd évidemment le contact si on roule trop vite. Il n’est pas assez intelligent pour trouver seul le chemin et c’est tant mieux. Il s’arrête en vol stationnaire là où il perd le contact visuel avec le cycliste.



En forêt dense, la situation est différente. Les branches fines et les obstacles rapprochés peuvent encore poser problème, particulièrement lorsque l’on roule rapidement. À environ 30 km/h, le drone peut ainsi manquer certaines petites branches.

Il faut donc rester prudent : la présence de plusieurs capteurs ne transforme pas le Neo 2 en drone totalement autonome et infaillible. Pour réaliser une longue descente en forêt sans aucune intervention, un drone piloté par un opérateur reste beaucoup plus fiable.

Le Neo 2 a toutefois une qualité importante pour un usage VTT : il est robuste. Lors de notre essai, quelques crashs n’ont pas eu raison du drone ni de ses protections d’hélices.
Il nous est également arrivé de perdre le drone pensant qu’il nous suivait dans une descente. Lorsqu’il perd le contact avec le cycliste, le drone s’arrête et se place en mode stationnaire. Dans ce cas spécifique, le drone s’est en fait déporté dans un buisson et s’est crashé. Petit problème, nous nous en sommes rendant compte plusieurs centaines de mètres plus bas, le bruit de la roue libre masquant celui du drone. C’est que la fonctionnalité « Localiser » intégrée au drone prend tout son sens.
En effet, le drone peut être localiser via l’application DJI (Profil>Localiser mon drone). Il suffit donc de sortir son smartphone et de rebrousser chemin. Une fois le signal du drone détecté, on peut également faire clignoter et surtout sonner le drone pour le retrouver plus facilement. Cela permet de retrouver le drone tant qu’il a de la batterie.
Autre cas de figure qui nous avons rencontré : le drone a perdu le contact avec le cycliste et à continuer deux mètres avant de s’arrêter. Malheureusement, il était arrêté au dessus d’un contre bas, trop haut pour pouvoir être attrapé à la main (3 mètres). Évidemment, le drone était orienté dans le mauvais sens et la reconnaissance gestuelle n’était pas fonctionnelle. Dans ce cas précis, il nous a fallu sortir le smartphone pour faire atterrir le drone et le récupérer.
On vous laisse avec une petite vidéo qui reprend certains plans tournés avec le drone et quelques problèmes que l’on a pu rencontrer sur le terrain. Nous avons utilisé le drone pour illustrer les tests vidéo des vélos Amflow PR Carbon et Amflow PL Carbon Pro ainsi que du kit Syklo Powertrail Z8 que l’on avait comparé à l’Amflow PL Carbon. On utilise le drone essentiellement en VTT puisqu’il est totalement interdit en ville.
Enfin, si vous voulez un test complet et très détaillé de toutes les fonctionnalités du DJI Neo 2. On vous conseille le test de nos confrères d’Helico Micro spécialisé dans les tests de drones. Ils ont par exemple testé la portée de la radiocommande (2,6 km) ou encore le vol manuel (pour faire des figures avec le drone). Nous nous sommes concentré sur la partie drone autonome qui est la plus intéressante pour un usage à vélo.
Conclusion
Pour
- Très compact et léger.
- Prise en main extrêmement simple.
- Décollage et atterrissage dans la main.
- Contrôle par gestes efficace.
- Nombreux modes de suivi et de prises de vue.
- Bonne qualité d’image pour un drone de ce format.
- Détection des obstacles omnidirectionnelle.
- Bonne résistance aux petits crashs.
- Fonction de localisation pratique.
Contre
- Détection des petites branches encore perfectible.
- Suivi moins fiable en forêt dense et à haute vitesse.
- Autonomie limitée à environ 17 minutes par batterie.
- Pas de lecteur Micro-SD.
- Radiocommande peu utile pour l’usage orienté suivi.
- Bruit assez présent en vol.
Note
Le DJI Neo 2 est un drone particulièrement intéressant pour les cyclistes qui veulent réaliser facilement des plans en mouvement sans avoir à maîtriser le pilotage d’un drone classique. Son format compact, son décollage depuis la main, le contrôle par gestes et les différents modes de suivi rendent son utilisation très accessible, tandis que la qualité d’image est convaincante pour un appareil de cette taille. Sur les sentiers, il se montre efficace dans les environnements dégagés, mais la détection des petites branches atteint rapidement ses limites lorsque la vitesse augmente ou que la végétation devient dense. Il faut donc rester vigilant et ne pas considérer le Neo 2 comme un drone totalement autonome. Malgré cela, son concept fonctionne particulièrement bien pour immortaliser une sortie à vélo et constitue, à environ 240 euros, une solution originale et nettement plus simple à utiliser qu’un drone traditionnel.
