Quelles villes proposent les meilleures aides pour acheter un vélo en 2026 ?
Nous avons fait le tour des aides à l’achat de vélos proposées (ou non) par les plus grandes agglomérations et communautés de communes de France. Qui sont les plus généreuses pour aider les cyclistes à s’équiper ?

En bref :
- Nous avons fait le tour des aides proposées pour l’achat de vélo par les communes et agglomérations.
- Nantes, Toulon, Albi, Rouen ou Toulouse se distinguent positivement.
- À l’inverse, Lyon, Nice, Lille ou Rennes font office de mauvais élève.
S’il est un levier souvent cité comme étant particulièrement efficace pour développer la pratique du vélo, c’est bien l’aide à l’achat. Une subvention un temps proposée par l’État, puis abandonnée. Quelques régions restent particulièrement généreuses avec les cyclistes, comme l’Île-de-France, l’Occitanie ou encore le Centre-Val de Loire. A l’échelle départementale, les aides sont très rares et se sont donc souvent les communes, communautés de communes, métropoles et autres agglomérations qui prennent le relai pour soutenir la croissance du vélo en France.
Nous avons fait le tour des aides proposées par les préfectures de chaque département, pour relever les bonnes et les moins bonnes élèves en matière d’aide à l’achat de vélo. En ce début d’année 2026, nous nous sommes basés sur les informations publiées concernant la présence effective d’une aide en cours. Certaines communes n’ont pas annoncé de renouvellement pour des subventions qui se sont terminées en fin d’année 2025 et nous considérons à l’heure actuelle qu’elles ne sont donc plus valables en 2026.
Les bons élèves de 2026
| Nom | Montant pour un cargo | Montant pour un VAE | Montant pour un vélo classique | Conditions de ressources |
| Nantes Métropole | Entre 300 et 1500 € | Entre 150 et 800 € | Entre 50 et 150 € | Quotient Familial < 900 |
| Toulon Provence Méditerranée | 40 % du prix TTC / Entre 100 et 1000 € | 40 % / Entre 100 et 300 € | Sans (majoration RFR/part < 18 000 €) | |
| Albi | Entre 25 et 40 % / Entre 500 et 750 € | Entre 25 et 40 % / Entre 250 et 400 € | Entre 25 et 40 % / Entre 100 et 150 € | Sans (majoration RFR/part < 14 089 €) |
| Rouen | Entre 30 et 50 % / Entre 600 et 1000 € | Entre 30 et 50 % / Entre 600 et 1000 € | / | Sans (majoration RFR/part < 13 489 €) |
| Toulouse Métropole | Entre 400 et 600 € | Entre 200 et 250 € | Entre 80 et 100 € | RFR/part < 35 052 € |
| Paris | 33 % / 600 € | 33 % / 400 € | 100 € | RFR/part < 10 000 € |
| Strasbourg Eurométropole | 500 € | Entre 300 et 500 € | / | Sans pour les cargos |
| Grand Périgueux | 50 % / 500 € | 50 % / 250 € | 50 % / 50 € | Sans |
| Quimper Bretagne Occidentale | Entre 200 et 500 € | Entre 200 et 500 € | / | RFR/part < 26 350 € |
| Grenoble Alpes Métropole | Entre 100 et 500 € | Entre 150 et 250 € | / | RFR/part < 22 983 € |
Nous relevons que beaucoup de communes conditionnent leurs aides à un certain niveau de revenu. Dans certains cas, les plafonds semblent cohérents. Dans d’autres, ils paraissent plus discutables, car on voit mal quelqu’un qui justifie de moins de 10 000 € de revenus par an investir dans un vélo cargo à 5000 €. Toulon, Albi, Rouen et Toulouse (et la métropole qu’elles englobent généralement) font ainsi partie des villes les plus généreuses pour le vélo. De petites villes comme Périgueux ou Quimper se montrent à la hauteur des enjeux.
Les villes en queue de peloton
A l’opposé, de nombreuses grandes villes ne proposent aucune aide à l’heure actuelle. Les 10 plus grandes mauvaises élèves sont les suivantes :
- Marseille (~886 000 hab)
- Lyon (~520 000 hab)
- Nice (~358 000 hab)
- Lille (~238 000 hab)
- Rennes (~230 000 hab)
- Saint-Étienne (~173 000 hab)
- Dijon (~162 000 hab)
- Le Mans (~146 000 hab)
- Clermont-Ferrand (~146 000 hab)
- Amiens (~133 000 hab)
- Perpignan (~120 000 hab)
Dans ces villes, aucune aide n’est proposée que ce soit à l’échelle locale, départementale, régionale ni nationale. Cela ne veut évidemment pas dire que ces communes ne font rien pour le vélo. Le soutien à la pratique ne se cantonne pas à des aides financières pour l’achat de vélos. L’investissement dans des infrastructures de qualité, le développement d’alternatives à la voiture et la promotion de la pratique par la formation et l’information restent des piliers essentiels à l’essor de nouvelles mobilités.
Faisons changer les choses
Nous pourrons mettre à jour cet article au fil de l’année, à mesure que des communes renouvelleront ou instaureront des aides à l’achat pour les vélos. N’hésitez pas à nous signaler via nos réseaux sociaux si votre commune évolue favorablement sur ce point.
En 2026, année d’élections municipales, le sujet de la place du vélo dans nos villes ne peut plus être remisé au second plan. N’hésitez pas à alerter vos élus et les candidats de vos communes à ces sujets. Nous vous rappelons que la FUB a réalisé un énorme travail de récolte d’information par commune avec son baromètre vélo en 2025.
L’arrêt des aides nationales et les rabotages successifs qu’ont subis les Plans vélo sont de très mauvais signaux pour un marché déjà à la peine. Dommage quand on sait les bienfaits qu’a le vélo à tant d’égards.
- Publié le 16 janvier 2026