Vélos ville électriques

On a roulé sur le Cannondale FlyingV : un vélo électrique en carbone léger et dynamique avec un minimum d’entretien

Nous avons eu l’occasion de rouler sur le FlyingV de Cannondale, un vélo électrique léger en carbone avec un moteur Bosch SX, une transmission par courroie et une bonne dose de fun.

Le Cannondale FlyingV est un vélo électrique urbain avec un cadre et une fourche en carbone. Il est propulsé par un moteur léger Bosch Performance Line SX qui délivre 60 Nm de couple et 600 W de puissance en crête pour un poids de 2 kg.

Ce moteur est associé à une batterie de 400 Wh intégrée dans le tube diagonal. Elle n’est pas amovible et doit être rechargée sur le vélo.

Cannondale a eu la bonne idée d’équiper le FlyingV d’une transmission par courroie, mais n’oublie pas les vitesses avec un moyeu Nexus Inter 5E offrant 5 vitesses dans le moyeu de la roue arrière. La transmission par courroie permet de s’affranchir de l’entretien d’une transmission classique par chaine. La courroie n’a pas besoin d’huile, de graisse ou de toute autre lubrification.

Le FlyingV pèse seulement 18,5 kg, un poids très léger pour un vélo électrique tout équipé avec garde-boue (en carbone) et porte-bagages (qui supporte 18 kg).

Le Cannondale FlyingV 2 embarque un moyeu Nexus 5E avec une manette à gâchette MicroShift, des pneus Continental Contact Urban et une selle Royal Essenza pour un tarif conseillé de 5000 €. Le modèle le plus haut de gamme, le Cannondale FlyingV 1 exploite un moyeu Nexus 5E Di2 avec un changement de vitesse électronique, le contrôleur Bosch System Contrôler sur le tube supérieur est complété par une Mini-Remote sur le guidon, des pneus Continental Pure Contact (plus léger) et une selle Royal Lookin Evo pour un tarif de 5900 €.

Merci à Felix Fander pour les photos qui illustrent cet article. On a pu profiter du vélo pendant qu’il faisait les photos en tant que passager du vélo cargo Cannondale Cargowagen Neo 1 que nous avons testé.

Sur la route

Cannondale a organisé un essai dans Paris à la concession Cadillac Opéra. Le fabricant automobile est partenaire de l’équipe EF Pro Cycling tout comme Cannondale. Il était donc logique de se retrouver dans cet endroit aux côtés des énormes SUV électriques du fabricant.

Sur la route, le Cannondale Flying V donne immédiatement une sensation de légèreté inhabituelle pour un VAE. Dès les premiers coups de pédale, le vélo se montre vif, presque joueur, avec un comportement très proche de celui d’un vélo musculaire haut de gamme. Les relances sont franches, naturelles, et le moteur Bosch Performance Line SX accompagne l’effort sans jamais donner l’impression de pousser artificiellement. On oublie rapidement la présence de l’assistance, tant l’ensemble cadre–moteur est homogène.

En milieu urbain dense, le Flying V se distingue par sa maniabilité remarquable. La direction est précise, rapide, idéale pour slalomer entre les voitures, s’extraire d’un feu rouge ou changer de trajectoire au dernier moment. Le faible poids et la rigidité du cadre carbone renforcent cette impression de contrôle permanent, ce qui rassure dans la circulation et incite à une conduite plus dynamique. Le vélo répond instantanément aux sollicitations, sans inertie parasite.

Côté confort, malgré l’absence de suspension, le Flying V s’en sort mieux qu’attendu. Le carbone filtre efficacement les vibrations et les pneus larges absorbent une bonne partie des aspérités de la chaussée, qu’il s’agisse de pavés, de raccords de bitume ou de routes dégradées. La position de conduite, légèrement sportive mais bien équilibrée, permet d’enchaîner les kilomètres sans fatigue excessive, tout en conservant une posture active et engageante. Attention, on reste tout de même sur un vélo qui mise plus sur le côté dynamique que sur le confort pur que l’on pourra toujours améliorer en ajoutant une tige de selle suspendue par exemple.

Enfin, dans les faux plats et les montées urbaines, le vélo conserve son caractère joueur, même si la transmission à cinq vitesses montre parfois ses limites lorsque le relief se durcit. Nous avons été un peu déçus par la réactivité du Nexus Di2. Ce dérailleur électronique est censé être très réactif, mais ce n’était pas le cas sur notre modèle de test. On ne sait pas vraiment si le passage de vitesse est bridée en charge, mais nous avons préféré le comportement du modèle classique avec les gâchettes Microshift. Le Nexus 5E permet en effet de passer les vitesses en charge sans à coup lorsque l’on accélère. A l’inverse, il faut relâcher un peu la pression sur les pédales lorsque l’on rétrograde dans une montée par exemple. Notez également que la plage entre chaque rapport est assez large ce qui ne permet pas toujours de pédaler à la bonne cadence. On avait parfois envie d’un dérailleur, ce à quoi Cannondale nous a répondu qu’il existait déjà le Tesoro Neo Carbon (on en reparle juste après).

L’assistance reste fluide et bien dosée, mais on sent que le Flying V privilégie le dynamisme et le plaisir de pilotage à la facilité absolue. Une orientation assumée, qui renforce son identité : celle d’un VAE urbain pensé avant tout pour le plaisir de rouler, plus que pour une simple fonction utilitaire.

Tesoro Neo Carbon : le grand frère plus sportif

Le Cannondale Tesoro Neo Carbon exploite également un cadre en carbone, un moteur Bosch SX et une batterie intégrée de 400 Wh non amovible, mais troque la transmission par courroie pour une transmission classique à chaine associée à un dérailleur électronique Sram Eagle AXS 12 vitesses.

Sur la route, le Tesoro Neo Carbon 1 se caractérise par un comportement stable et prévisible, proche de celui d’un vélo de route orienté endurance. La rigidité du cadre carbone favorise une transmission directe de l’effort, tandis que la géométrie place le cycliste dans une position inclinée vers l’avant, efficace pour maintenir une allure régulière au-delà de 25 km/h. Le moteur Bosch Performance Line SX accompagne le pédalage de manière progressive, sans rupture, ce qui facilite les démarrages aux feux comme les relances après un ralentissement. Surtout, il laisse le cycliste pédaler au-delà de 25 km/h. En forme, on peut ainsi facilement atteindre les 28 à 30 km/h sur le plat sans avoir l’impression de tirer une remorque.

Les pneus sont plus fins que ceux du FlyingV. On est sur un vélo dont la philosophie est plus proche de celle du gravel électrique. Le confort est mis de côté au profit de l’efficacité et du rendement. Le dérailleur électronique à 12 vitesses est très réactif et donne clairement envie de jouer avec les vitesses. Il permet d’ajuster précisément la cadence, notamment en faux plats ou en montée. L’ensemble se montre cohérent pour un usage quotidien sur route, avec une sensation de continuité entre effort musculaire et assistance électrique.

Pour couronner le tout, le Tesoro Neo Carbon 1 ne pèse que 16,5 kg. Sorti l’an dernier, ce modèle affiché à 5900 € peut se trouver à moins de 5000 € et se place donc comme une alternative plus sportive au FlyingV. Ce dernier conserve l’avantage d’une transmission par courroie sans entretien avec une position un peu moins sportive.

  • Publié le 6 janvier 2026

Amateur de vélo aussi à l'aise sur une roue que sur deux. Mon objectif : informer avec passion.

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