Mode d’assistance automatique, changement de vitesses intelligent, aides au démarrage ou encore freinage assisté : tour d’horizon des quatre fonctions clés qui transforment concrètement l’expérience à vélo.
Bosch équipe aujourd’hui plus de 100 marques de vélos à assistance électrique. Si la fiabilité de ses moteurs est largement reconnue, l’équipementier allemand ne se limite pas au matériel. Il investit massivement dans le logiciel, les fonctions intelligentes et l’écosystème connecté pour simplifier et sécuriser l’usage du vélo électrique au quotidien.
Le mode d’assistance automatique permet de s’affranchir du changement de mode. Il détecte automatiquement le changement d’environnement pour fournir l’assistance la plus adaptée. L’eShift autorise quant à lui le passage automatique des vitesses que ce soit sur un dérailleur, un moyeu à vitesses ou encore un moyeu à variation continu. Ces fonctionnalités permettent au cycliste de se concentrer uniquement sur la route et le plaisir de pilotage sans avoir à gérer les rapports ni le niveau d’assistance.
Bosch propose également l’assistance à la marche et l’assistance au démarrage en côte. La première facilite le déplacement du vélo lorsqu’il est chargé alors que la seconde va grandement simplifier les démarrages en côte.
Enfin, l’ABS – comme sur véhicules motorisés – va empêcher le blocage de la roue avant, empêchant ainsi la roue de déraper lors d’un freinage ou au cycliste de passer par-dessus le guidon. Une protection bienvenue que ce soit pour les néopratiquants que pour les cyclistes les plus aguerris, notamment sous la pluie, la neige, sur les pavés ou les feuilles mortes humides.
Mode d’assistance Auto : l’intelligence au service du pédalage

Le mode d’assistance Auto ajuste automatiquement le niveau d’aide du moteur en fonction des conditions de roulage. Si la pente s’accentue ou si le vent souffle de face, l’assistance augmente. À l’inverse, sur le plat ou lorsque l’effort demandé diminue, le moteur réduit sa puissance afin d’optimiser la consommation d’énergie. Le principe est simple : maintenir une sensation de pédalage fluide et constante, sans intervention du cycliste. Une forme de « pilote automatique » qui s’adapte en continu.
En situation réelle
Sur une montée légère, le moteur augmente naturellement son assistance sans changement de mode. Quelques mètres plus loin, lorsque la route redevient plate, l’aide diminue automatiquement. Le même phénomène se produit face au vent : l’assistance compense sans que l’utilisateur ait besoin de toucher aux commandes. Résultat : une puissance ressentie stable, un pédalage homogène et une conduite plus sereine.

Un gain de confort… et d’autonomie
Avec le mode Auto, inutile de jongler entre Eco, Tour ou Sport. Le cycliste pédale naturellement, le moteur s’adapte. Cette gestion fine permet aussi de préserver la batterie en délivrant uniquement la puissance nécessaire au bon moment.
Pour quels usages ?
Le mode Auto s’adresse à celles et ceux qui recherchent une conduite simple et intuitive, sans se préoccuper des réglages. Il est particulièrement pertinent :
- en ville, pour relancer efficacement dans la circulation,
- lors de longues balades, afin d’optimiser l’autonomie,
- sur des parcours variés, alternant montées, plat et vent de face.
eShift : le changement de vitesses intelligent et automatique
La fonction eShift permet une communication directe entre la motorisation Bosch et la transmission.
Le système analyse en permanence le pédalage et ajuste automatiquement les vitesses afin de maintenir une cadence fluide, efficace et naturelle. Le changement de vitesses automatique est compatible avec :
- les dérailleurs électroniques Shimano et TRP,
- les moyeux à vitesses intégrées Rohloff et Enviolo.
L’eShift supporte également les moyeux Classified Powershift (2 vitesses) et 3×3 (9 vitesses) en mode manuel, mais permet de changer la vitesse de manière optimale en fonction de la position des pédales. Avec le moyeu Classified, la vitesse change quand les manivelles sont à la verticale pour éviter trop de charge sur le moyeu. Avec le moyeu 3×3 Shift E9, le passage peut se faire à l’arrêt avec le choix d’une vitesse prédéfinie quand on s’arrête. Il est également possible de passer plusieurs vitesses à la fois en restant appuyer sur la touche.

Manuel ou automatique : à chacun son mode
L’eShift peut être utilisé de deux manières :
- en mode manuel : le cycliste change les vitesses via un bouton, avec la possibilité de définir un rapport spécifique à l’arrêt pour repartir toujours dans de bonnes conditions ;
- en mode automatique : une cadence cible est définie sur l’écran ou dans l’application, et le système gère les changements de vitesses.
Il est également possible de combiner les deux approches : changer les vitesses manuellement tout en conservant un rapport prédéfini pour les redémarrages.

Le mode M+ permet de conserver un passage manuel des vitesses, mais choisi le bon rapport lorsque l’on ne pédale pas. En descente, le système va choisir automatiquement le bon rapport en fonction de la vitesse afin de pouvoir reprendre le pédalage sereinement sans mouliner dans le vide.
Sur le terrain
En montée, l’eShift rétrograde automatiquement pour faciliter le pédalage. Sur le plat ou en descente, il ajuste les rapports pour éviter de mouliner inutilement. La transition est rapide, quasi imperceptible, et particulièrement agréable en milieu urbain ou sur des parcours vallonnés.
Moins d’usure, plus de longévité
En synchronisant précisément le changement de vitesses avec la puissance du moteur, l’eShift limite les tensions inutiles sur la chaîne et la cassette. Résultat : une transmission qui s’use moins vite, un entretien réduit et une meilleure durabilité — un point loin d’être anecdotique pour un VAE utilisé quotidiennement.
Pour qui ?
L’eShift convient parfaitement :
- aux cyclistes du quotidien,
- aux utilisateurs de vélos cargo,
- à celles et ceux qui privilégient confort et simplicité.
Avec son mode automatique, l’eShift permet de s’affranchir complètement du changement des vitesses et donc simplifier considérablement l’usage du vélo pour les néopratiquants tout en enlevant la charge mentale du changement des vitesses. Il ne reste qu’à pédaler et le système Bosch gère le reste.
Les pratiquants plus sportifs apprécieront quant à eux la rapidité et la précision du passage de vitesses électronique, tout en conservant la possibilité d’un contrôle manuel total.
Assistance à la marche
Souvent méconnue, l’assistance à la marche fait pourtant partie des fonctions les plus utiles. Dans une rampe de parking, un passage piéton encombré ou lors de la manipulation d’un vélo chargé, il suffit de maintenir la touche « – » pour que le moteur aide à pousser le vélo.

Le mouvement reste lent et parfaitement maîtrisable. Le système intègre également une fonction anti-recul, évitant au vélo de repartir en arrière — un vrai plus pour les vélos cargo chargés de courses ou d’enfants.
Assistance au démarrage en côte
La fonction de démarrage en côte utilise la même commande. En maintenant la touche « – » tout en appuyant sur la pédale, le vélo empêche tout recul et laisse le temps de se repositionner avant de repartir. Ce système permet d’éviter la perte d’équilibre lié au redémarrage en laissant le temps de positionner le deuxième pied sur la pédale.

Dans les villes vallonnées ou avec un vélo lourd, cette assistance améliore nettement la stabilité et réduit le stress lié aux démarrages difficiles.

Bosch eBike ABS : le freinage sécurisé
Sur un vélo électrique, les vitesses et la puissance de freinage sont plus élevées que sur un vélo classique. En cas de freinage d’urgence, le blocage de la roue avant est l’une des principales causes de chute, que ce soit lorsque l’on passe par dessus le guidon lorsque la surface est très adhérente ou à l’inverse, lorsque la roue avant dérape quand la surface est glissante. L’eBike ABS de Bosch empêche ce blocage et aide à conserver le contrôle du vélo. La peur de tomber étant l’un des principaux freins à l’adoption du vélo, l’ABS apporte une réponse concrète à cette problématique.
À noter :
- comparé à un blocage de roue arrière, un blocage de la roue avant multiplie par 7 le risque de chute,
- un équipement généralisé en ABS pourrait réduire les chutes à vélo de près de 29 %.
Comment ça fonctionne ?

Des capteurs analysent en temps réel la vitesse de rotation des roues. Si un risque de glissade ou de soulèvement de la roue arrière est détecté, un module ajuste instantanément la pression sur le frein avant. Tout se joue en une fraction de seconde, sans action consciente du cycliste.

Feuilles mortes, gravier, bandes blanches : moins de risques
Sur des feuilles mortes, des graviers ou une bande blanche mouillée, l’ABS empêche la roue avant de se bloquer. Le vélo reste stable, la trajectoire est conservée et l’arrêt est maîtrisé.

A l’inverse, sans ABS, la roue peut se bloquer brutalement. Si le frein n’est pas relâché immédiatement, la perte d’adhérence mène souvent à la chute — un scénario malheureusement fréquent en milieu urbain. L’ABS répond donc parfaitement à cette problématique en apportant un vrai gain de sécurité.
Des modes adaptés à chaque usage
Bosch décline son ABS selon les pratiques :
- un mode spécifique pour les vélos cargo,
- un mode pour les vélos urbains et trekking,
- des modes ABS Trail et ABS Pro pour le VTT orienté performance.
Chaque configuration ajuste la sensibilité et l’intervention du système.
Les limites à connaître
L’ABS ne remplace pas une bonne technique de freinage et n’empêche pas toutes les chutes. En revanche, il permet de décomplexer l’usage du frein avant, souvent sous-utilisé par crainte de passer par-dessus le guidon, notamment chez les nouveaux pratiquants.
La compatibilité ABS avec les systèmes de freins
Au fil du temps, le système ABS est compatible avec des plus en plus de systèmes de freinage. On retrouve aujourd’hui le système ABS sur les freins de Magura, TRP, Tektro et Shimano dont des freins abordables et très populaires comme les Shimano MT200 décliné en version ABS (Shimano BT-MT200-ABS).
Les autres fonctions Bosch à connaître

Bosch propose plusieurs solutions pour renforcer la protection du vélo :
- eBike Lock permet de verrouiller électroniquement le vélo via smartphone ou écran amovible (Kiox),
- Battery Lock lie la batterie au vélo, la rendant inutilisable sur un autre VAE,
- eBike Alarm déclenche une alarme et géolocalise le vélo en cas de déplacement suspect.

Notez que Bosch a récemment dévoilé le marquage des composants volés. Le vélo, le moteur, la batterie et tous les périphériques Bosch sont marqués comme « déclaré volé » dans l’application eBike Flow mais aussi dès la connexion chez un revendeur, si le vélo a été déclaré comme volé par son propriétaire.
L’application eBike Flow de Bosch intègre également un carnet d’entretien, un système de navigation adapté aux vélos et bien d’autres fonctionnalités que l’on a détaillées dans cet article :
Conclusion
Avec ses modes d’assistance intelligents, l’eShift, les aides au démarrage et l’ABS, Bosch démontre que l’avenir du vélo électrique ne se joue pas uniquement sur la puissance des moteurs ou la capacité des batteries. En automatisant les tâches complexes, en réduisant la charge mentale du cycliste et en renforçant la sécurité, l’équipementier allemand rend le VAE plus accessible, plus rassurant et plus agréable au quotidien.
Ces technologies profitent autant aux néopratiquants qu’aux cyclistes expérimentés, en ville comme sur des terrains plus exigeants. Une approche globale, mêlant matériel, logiciel et services connectés, qui contribue clairement à lever les freins à l’adoption du vélo électrique et à en faire un véritable moyen de transport du quotidien.
- Publié le 15 janvier 2026