Bafang dégaine un vrai concurrent au Shimano Nexus 5 Di2
Avec son nouveau moyeu automatique RG E510, Bafang veut concurrencer le Shimano Nexus 5E Di2 sur le marché des vélos électriques urbains. Transmission intégrée, mode auto et tarif agressif : le fabricant chinois compte bien bousculer Shimano.

En bref :
- Bafang dévoile le RG E510, un moyeu 5 vitesses automatiques pour vélos électriques urbains.
- Concurrent direct du Shimano Nexus 5E Di2, il mise sur l’automatisation et un prix compétitif.
- Plus lourd que le Nexus 5E, il promet une bonne intégration moteur/transmission.
Si vous lisez nos tests de vélos urbains, vous avez forcément déjà entendu parler du Nexus 5 de chez Shimano. Ce moyeu à vitesses intégrées s’est rapidement imposé dans sa version Inter 5E, spécialement développée pour les vélos à assistance électrique qui imposent des contraintes plus fortes sur la transmission.
Ce moyeu a plusieurs avantages pour les fabricants de vélos et les cyclistes : entretien réduit par rapport à un dérailleur, une plage de développement qui reste intéressante (263 %) ou encore la possibilité de passer les vitesses à l’arrêt. Il permet également les montages à base de courroie en carbone à la place de la chaîne, prisée pour la longévité, le silence et l’absence d’entretien.
« Here comes a new challenger »
Bien sûr, Shimano n’est pas seul à proposer des moyeux à vitesses intégrées. Mais la force de frappe de l’équipementier nippon est telle que ses solutions sont omniprésentes. Cependant, le Nexus 5 devra bientôt affronter une concurrence nouvelle venue de Chine, et plus précisément de chez Bafang.
En effet, lors du salon China Cycle 2026, Bafang a présenté son RG E510. Il s’agit d’un moyeu à 5 vitesses intégrées qui vient directement marcher sur les plates-bandes du Nexus 5, avec une plage de développement quasi identique (252 %). Il s’agit même d’un concurrent à la version électronique (Di2) du Nexus 5, puisque le Bafang RG E510 propose une mode de fonctionnement automatique.

L’idée est simple : laisser le cycliste pédaler et se concentrer sur la route pendant que le vélo se charge seul de passer les vitesses en fonction d’une multitude de paramètres (cadence de pédalage, vitesse, couple dans le pédalier, inclinaison de la route, etc.).
Des systèmes qui – pour en avoir essayé plus d’un – fonctionnent il est vrai de mieux en mieux dans un environnement urbain avec une réactivité et une prédiction du terrain qui s’améliorent, mais sans encore éviter certains écueils. Eh oui, une côte qui arrive, le cycliste la voit avant même que le vélo ne puisse la ressentir, peu importe le nombre de capteurs dont il dispose.
Plus lourd, moins cher
Comme tous les systèmes automatiques, ce Bafang RG E510 proposera également un mode de fonctionnement manuel. Notons toutefois que, comme sur d’autres systèmes de ce genre, le fait que la transmission et le moteur puissent « dialoguer » en temps réel a un intérêt bien réel dans la pratique : le moteur peut réduire sa puissance quelques millisecondes le temps que le changement de vitesse se fasse pour décharger le moyeu et éviter de l’endommager.
Autre bon point, le cycliste peut programmer la vitesse dans laquelle il veut systématiquement s’élancer après un arrêt.
S’il reste plus lourd sur le papier qu’un Nexus 5E Di2 avec 2,3 kg sur la balance contre seulement 1,7 kg chez Shimano, le Bafang RG E510 pourra compter sur un argument également très important dans l’industrie : le prix. Un tarif qui n’a pas encore été dévoilé pour ce moyeu que l’on devrait retrouver dans des vélos d’ici à la fin d’année, voire le début de l’année prochaine, mais que Bafang promet « compétitif ». Vu l’appétit de ce fabricant de moteurs, on n’en doute pas.
Enfin, pour conclure, rappelons que Bafang propose déjà des moyeux à vitesses intégrées automatiques, comme le moyeu 3 vitesses déjà croisé lors de notre test du vélo C Du Cycle Moby. Le fabricant propose également des moteurs arrière intégrant 2 vitesses (cf. ce test du UTO Pro 20), et même bientôt 3 vitesses.
Source : Bikebiz
- Publié le 12 mai 2026